Van Der Graaf Generator – Pawn Hearts
Par Anaon, le 5 octobre 2006 | Style: Rock progressif Vintage - Année de sortie: 1971

D├⌐j├ avec H To He Who Am The Only One, Van Der Graaf nous avait bluff├⌐ avec ce rock progressif chaotique et fonci├Îremment hors norme. Et bien on reste dans cet univers compl├Îtement tordu ├ une diff├⌐rence pr├Îs : Le groupe a encore pouss├⌐ le vice un cran au-dessus. R├⌐sultat, trois morceaux dont la suite “A Plague Of Lighthouse Keepers” de plus de 20 minutes. Un format qui rappelle le Relayer de Yes et qui d’ailleurs n’ont pas que ce point commun. En effet, ├ l’image du Relayer de leur confr├Îre, cet album nous emm├Îne droit sur une autre plan├Îte inconnue avec toutes les questions qui vont avec. D’o├╣ viens-je? O├╣ vais-je? Qui suis-je m├¬me? Est-ce que les musiciens s’avaient o├╣ ils allaient eux-m├¬me, pas certain, mais peu importe, Peter Hammill nous offre encore une occasion de vivre un voyage musical absolument unique et ce d├Îs le premier titre “Lemmings” qui laisse plut├┤t perplexe tant cette musique se fait riche et d├⌐stabilisante. D├⌐stabilis├⌐ on le reste durant tout l’album, ├ travers l’a├⌐rienne “Man-Erg” tant├┤t d├⌐cha├«n├⌐e, tant├┤t plus apais├⌐e, et surtout cette longue suite qu’est “A Plague Of Lighthouse Keepers”, travers├⌐e d’une violence certaine et rarement atteinte pour l’├⌐poque, du moins dans ce style musical. Van Der Graaf Generator signe l├ un album qui marque la fin du groupe pour quelques ann├⌐es. C’est aussi une particularit├⌐ de ce groupe de rock progressif qui n’aura pas ├⌐t├⌐ pr├⌐sent pendant quelques ann├⌐es dor├⌐es du rock progressif (1973/74/75, qui auront vu na├«tre pas mal de chefs d’oeuvres progressifs…), bien heureusement, le groupe reviendra sous une forme encore plus coh├⌐rente et tout aussi passionnante.
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Le 7 décembre 2007 à 18:29
Difficile de dire si avec ce disque VdGG invente ou c├Îde aux poncifs de lΓÇÔ├⌐poque. Ce qui est s├╗r, cΓÇÔest que Pawn Hearts a plut├┤t mal vieilli et fait montre dΓÇÔune emphase un peu gratuite. Dieu merci, ce groupe avait autre chose ├ proposer que de la musique d├⌐monstrative. Ses climats et ses textes en font une entit├⌐ aux influences multiples, bien au-del├ du cercle progressif. Voila en quoi il est plus important que Yes ou Genesis sur un plan historique.
Un bon disque n├⌐anmoins, m├¬me sΓÇÔil r├⌐siste mal aux ann├⌐es. La p├⌐riode 1975 / 1976 ne souffre pas de ces handicapes.
Le 29 janvier 2008 à 19:07
[...] Museo Rosenbach – Zarathustra 29 janvier 2008 Style : Rock progressif vintage Ann├⌐e : 1973Zarathustra est l’unique album de cette formation italienne du nom de Museo Rosenbach. Un premier et unique essai, et quel essai! Le courant progressif italien des ann├⌐es 70 ├⌐tait particuli├Îrement riche et cet album en est encore un parfait exemple, il s’agit tout simplement d’un v├⌐ritable chef d’oeuvre, encore un me direz-vous, mais je vous laisse juger par vous-m├¬me si vous ├¬tes amateur de rock progressif 70’s, vous devriez partager mon humble avis. Le charme de ce disque, c’est sa noirceur relative. Moins onirique qu’un Premiata Forneria Marconi, Museo Rosenbach fait davantage penser ├ l’excellent Baletto Di Bronzo et son incroyable Ys. L’aspect tr├Îs dynamique de leur musique ├⌐voque ├⌐galement Semiramis avec encore une fois, une ambiance beaucoup plus sombre, une atmosph├Îre grave, voire pesante, qui donne ├ cet album un charme particulier. Les musiciens sont impeccables, la batterie est notamment jubilatoire et le chant se fait tr├Îs nuanc├⌐, parfois pos├⌐, parfois plus agressif. Les amoureux du mellotron risquent fort de se trouver vite happ├⌐s par le tourbillon musical des transalpins, sublim├⌐ par de somptueuses nappes de notre instrument favori (├ noter le final jouissif de l’├⌐pique “Zarathustra” ou encore l’introduction magistrale de “Degli Uomini”). Cet opus est une r├⌐ussite du d├⌐but ├ la fin, un classique du courant progressif italien ├⌐videmment, mais plus largement du rock progressif des ann├⌐es 70. A ranger aux c├┤t├⌐s de Larks Tongues in Aspic de King Crimson et Pawn Hearts de Van Der Graaf Generator. Indispensable! (entre nous, il s’agit tout simplement de mon album favori du courant progressif italien) [...]
Le 28 avril 2008 à 16:22
Ca y est! Alors que j’ai ce disque depuis un certain temps, je viens enfin de le “comprendre”!
Il faut dire que Pawn Hearts est tr├Îs difficile d’acc├Îs, et on ne peut que conseiller “H to He” pour un premier contact avec le groupe.
Mais lorsqu’on r├⌐ussit enfin ├ entrer dans Pawn Hearts, ce disque se r├⌐v├Île meilleur que son pr├⌐decesseur: m├⌐lodies plus belles, morceaux mieux construits (surtout les 2 premiers titres), et aussi meilleure maitrise de l’alternance entre tension et accalmie qui fait la force de VdGG. Un seul b├⌐mol, le morceau de 23 minutes “A plague of lighthouse keepers” n’a pas la coh├⌐sion des 2 premiers titres, ce qui le place un cran en-dessous de classiques comme “Supper’s ready” ou “Close to the Edge”.
Pour finir, je voudrais rectifier une erreur que je retrouve dans un certain nombre de chroniques de ce disque (pas ici, je vous rassure). En effet, beaucoup pensent que le superbe solo final de “A plague of lighthouse keepers” est jou├⌐ par Robert Fripp, certains allant jusqu’├ dire que c’est une de ses meilleures performances. Or, une ├⌐coute attentive r├⌐v├Île que ce solo est en fait jou├⌐ par Hugh Banton ├ l’orgue! Voil├ , c’est dit!
Le 6 juin 2009 à 16:02
[...] avril 2008 | Style: Rock progressif vintage – Ann├⌐e de sortie: 1976 Et oui, apr├Îs un Pawn Hearts chaotique et t├⌐n├⌐breux, un Godbluff moins complexe mais tout aussi profond, la troupe de Peter [...]