Mike Oldfield – Tubular Bells 2003
Par Melo, le 29 septembre 2006 | Style: Rock progressif Vintage - Année de sortie: 2003

Les saintes cloches tubulaires marqu├Îrent toute une ├⌐poque et inaugur├Îrent une nouvelle ├Îre du rock progressif: le progressif instrumental.
En chef dΓÇÔorchestre de ce mini ballet atypique, Mike Oldfield, grand incantateur des Dieux du lyrisme et de la beaut├⌐ musicale avait su imposer son talent et son g├⌐nie, cr├⌐ant une technique dΓÇÔenregistrement par la superposition des instruments, v├⌐ritable innovation qui avait su attirer le regard de son (ex) ami Richard Branson, fondateur de Virgin (qui ne se serait jamais d├⌐velopp├⌐e sans Mike et ses cloches dΓÇÔailleurs).
2003, année de nostalgie, ou occasion de renouer avec ses vieux démons ?
QuoiquΓÇÔil en soit, cΓÇÔest une version ├⌐pur├⌐e et remise au go├╗t du jour que nous propose lΓÇÔami Oldfield.
Autant le dire tout de suite: cΓÇÔest un plaisir in├⌐galable que de r├⌐entendre cette merveille avec une production enfin digne de la composition, fabuleuse. Qui nΓÇÔa jamais fr├⌐mi ├ lΓÇÔintroduction de la partie 1 de Tubular Bells, plus connu comme bande originale de lΓÇÔExorciste? La fameuse guitare d├⌐cisive, tranchante, aff├╗t├⌐e de Mike est toujours l├ pour prendre le relais ├ ces brusques coups de piano, intemporels et ind├⌐modables.
Les ch┼ôurs naseaux prennent la suite, des frissons parcourent lΓÇÔauditeur avant ┬½ The Bell ┬╗ ou la confirmation que Mike Oldfield nΓÇÔest rien de plus quΓÇÔun ma├«tre dΓÇÔh├┤tel annon├¯ant ses invit├⌐s. Un ma├«tre, oui. Et pas nΓÇÔimporte quels invit├⌐s non plus…des invit├⌐s musicaux, apportant des ├⌐l├⌐ments de compr├⌐hension ├ un vaste bol├⌐ro qui cl├┤t 15 minutes de tension.
Enfin peut d├⌐buter la partie 2. L├ o├╣ lΓÇÔauditeur ├⌐tait mis sous pression, elle, adoucit les nerfs de celui-ci en misant sur des nappes de pianos et de guitare, le tout jou├⌐ acoustiquement, t├⌐moignant dΓÇÔune qualit├⌐ de production incroyable en comparaison de celle de la premi├Îre version.
Arrive alors la plus belle partie de cet album, dΓÇÔune finesse et dΓÇÔune tristesse quasi in├⌐gal├⌐e et in├⌐galable. Il faut le clamer haut et fort : ┬½ Peace ┬╗ (8├Îme minute, partie 2) est lΓÇÔun des th├Îmes les plus m├⌐lancolique et les plus subtils imagin├⌐s par Oldfield . Comment arrive tΓÇÔil ├ d├⌐gager une nostalgie, une m├⌐lancolie pareille ? Cette version permet de se rendre compte de la d├⌐licatesse absolue de ce sous th├Îme jou├⌐ enti├Îrement acoustiquement .Pas de percussion bruyante, de synth├⌐, dΓÇÔeffets sonores : une guitare, un artiste incroyable, une composition unique. Point. La tristesse ne se fait pas noire, elle se fait belle, fine, tendre comme une perle ├⌐gar├⌐e dans un oc├⌐an de douceur. Elle c├Îde alors la place aux ┬½ Bagpipes Guitars ┬╗, rappellant les nobles contr├⌐es Ecossaises et Irlandaise, marquant le voyage vers un pass├⌐ cher ├ lΓÇÔartiste. Elles concluent le passage en introduisant sur ┬½ Caveman ┬╗, o├╣ le combat de Oldfield ├ la guitare face au d├⌐mon, ├⌐ructant.
LΓÇÔexorcisme se fait ici par la musique, et par elle seule, et dans cette nouvelle version, Oldfield doit combattre cette fois deux voix d├⌐moniaques, aid├⌐es par des percussions retravaill├⌐es. La voix glauque et embrum├⌐e du premier d├⌐mon est en effet accompagn├⌐e cette fois-ci d’une comparse f├⌐minine , non moins b├⌐liqueuse. Le mal ne saurait faire le poids face ├ la muse dΓÇÔOlfield. Le duel ├⌐tait perdu dΓÇÔavance, pauvres diables! Le combat final est termin├⌐, lΓÇÔalbum peut se cl├┤turer en beaut├⌐.
En d├⌐finitif, ce cr├╗ 2003 nΓÇÔest en rien une b├¬te op├⌐ration commerciale. DΓÇÔune production l├⌐ch├⌐e, il permettra aux plus jeunes de d├⌐couvrir LA musique, celle d’Olfield tout du moins, telle quΓÇÔelle se faisait dans les ann├⌐es 70. Et aux admirateurs de lΓÇÔartiste, de verser une petite larme sur un disque ayant accompagn├⌐ leurs r├¬ves.
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