Yes – Tales From Topographic Oceans
Par Anaon, le 2 octobre 2006 | Style: Rock progressif Vintage - Année de sortie: 1973

Pas facile d’encha├«ner apr├Îs un chef d’oeuvre comme Close To The Edge, qui a su marquer les esprits et qui r├⌐v├⌐lait vraiment de quoi ├⌐tait capable le groupe. Apr├Îs un double-live, Yessongs (1973), et un changement marquant, ├ savoir le d├⌐part de Bill Bruford (Qui rejoindra King Crimson sur Lark’s Tongues In Aspic pour notre plus grand plaisir) qui laisse sa place de batteur ├ Alan White, que l’on pourra d’ailleurs d├⌐couvrir sur ce live de 1973. Premier disque donc avec cette nouvelle recrue qui ne quittera jamais le navire, et premier disque studio pour ce dernier donc, apr├Îs s’├¬tre essay├⌐ avec succ├Îs ├ la sc├Îne avec le groupe. Par rapport ├ son pr├⌐d├⌐cesseur, la frappe d’Alan White se veut moins subtile, moins personnelle aussi que celle de Bruford, et finalement plus rock, ce qui apporte une nouveau souffle au groupe, et une certaine puissance en plus.
Ce double-album compos├⌐ seulement de quatre titres ne contentera pas tout le monde, et ce format ambitieux (4 titres pour un double-album, on ne peut pas dire que ce soit tr├Îs courant…) a peut-├¬tre d├⌐stabilis├⌐ les moins aventureux, ce qui est compr├⌐hensible car l’ensemble souffre fatalement de ce format. Si le titre qui ouvre l’album ├ savoir “The Revealing Science Of God” est un pur chef d’oeuvre, aux ambiances vari├⌐es, lumineuses notamment ├ travers le refrain particuli├Îrement pop et ent├¬tant, ou plus sombre avec de belles nappes de mellotron, entra├«nantes aussi, et un final tr├Îs r├⌐ussi. Bref, une croisi├Îre bien d├⌐paysante sur un oc├⌐an plus ou moins agit├⌐.
Le probl├Îme c’est qu’une fois avoir pass├⌐ ce premier titre tr├Îs r├⌐ussi, la suite est une autre histoire. Si l’ensemble des trois autres titres offrent de bons moments, comme le fameux “Ritual” et son refrain en fran├¯ais (“Nous sommes du soleil”), et de bonnes envol├⌐es sur “The Remembering” ou “The Ancient”, ces m├¬mes titres connaissent aussi certaines longueurs qui font penser que cet album aurait ├⌐tait parfait s’il avait ├⌐t├⌐ limit├⌐ ├ un simple disque. Mais c’est souvent le risque dans la composition d’un double album et Yes n’est pas le seul groupe ├ s’├¬tre un peu perdu dans cet exercice.
Cet album laisse un peu perplexe donc, et peut m├¬me m├⌐contenter ceux qui attendaient un deuxi├Îme Close To The Edge, et d’ailleurs, s’il s├Îme le trouble aupr├Îs des amateurs du groupe, il en va de m├¬me au sein du groupe puisque Rick Wakeman, qui lui m├¬me n’aimait pas cet album et commencer fermement s’ennuyer, d├⌐cide de quitter le navire pour se consacrer ├ sa carri├Îre solo. Coup dur pour Yes, apr├Îs Bill Bruford, c’est un ├⌐l├⌐ment essentiel du groupe qui s’├⌐chappe, pourtant, le groupe n’a pas dit son dernier mot… Que ceux qui attendaient ce deuxi├Îme Close To The Edge ne s’enfuient pas, ils trouveront peut-├¬tre leur bonheur apr├Îs ce double album mitig├⌐, un bonheur au nom de Relayer (Et ├¯a rime, que demander de plus)…
Appréciation: 













Le 29 octobre 2006 à 19:57
C’est vrai que ΓÇ£The RememberingΓÇÙ est tr├Îs tr├Îs r├⌐p├⌐titif, mais les parties instrumentales qui lie les diff├⌐rentes parties chant├⌐es, et bien s├╗r le final, nous transportent avec force en nous arrachant les tripes, et on se dit alors : “houaaaaa !!! que c’est bon !!! faut pas que ├¯a s’arr├¬te !!!”. Faut dire que l’association mellotron/synth├⌐ est un pur bonheur pour le genre progressif ├ tendance symphonique. Le morceau a donc au moins une bonne moiti├⌐ plaisante.
ΓÇ£The Revealing Science Of GodΓÇÙ ? Rien a ajouter. C’est une merveille. La version live est un d├⌐lice.
Pour ΓÇ£RitualΓÇÙ et ΓÇ£The AncientΓÇÙ, j’aurais tendance ├ dire que comme pour ΓÇ£The RememberingΓÇÙ, il y a des passages plaisants. A d├⌐couvrir quand-m├¬me.
Le 29 octobre 2006 à 20:37
Sur la longueur et avec le temps, cet album reste pour moi un classique du groupe. Je fais clairement partie de ceux qui l’adorent m├¬me (surtout) s’il est tr├Îs conceptuel
Le 5 janvier 2007 à 0:14
Pour moi, incontestablement leur monument.:razz:
Le 15 septembre 2007 à 22:30
J’ai toujours consid├⌐r├⌐ les albums Close to the edge, Tales from topographic oceans et Relayer comme un tout, un triptyque en quelque sorte. Dans les triptyques des peintres de la Renaissance, c’├⌐tait toujours le panneau central le plus grand,le plus ambitieux, le plus flamboyant, le plus achev├⌐… Dans l’oeuvre de Yes, Tales from topographic oceans tient ce r├┤le central. C’est pour moi un chef d’oeuvre ind├⌐passable, ├ l’audition duquel je ne m’ennuie pas une seconde !
Le 9 février 2008 à 13:41
Je fais partie de ceux qui adorent ├⌐galement ! Tr├Îs conceptuel, long et certes r├⌐p├⌐titif (d├⌐sol├⌐ Anaon mais je suis du m├¬me avis que toi
) mais malgr├⌐ tout… YES quoi !
Le 25 octobre 2008 à 22:41
Le “Tales” est l’album le plus violent de Yes. Un pur Chef d’Oeuvre. Bien plus ├⌐labor├⌐ que “Close to the Edge”. Contrairement ├ ce qui a ├⌐t├⌐ dit, il ne souffre d’aucune longueur, sauf peut-├¬tre sur “The Ancient”. Le final de “The Remembering” (+/- 5 minutes) est un des plus cr├⌐atifs que le groupe ait con├¯u, dans la lign├⌐e (en plus symphonique) du final de “Starship Trooper”.
Mais Yes n’atteindra la perfection absolue que quelques ann├⌐es plus tard, avec “Awaken”, l’ultime Chef d’Oeuvre du rock prog, in├⌐gal├⌐ ├ ce jour.
Zgun.