Chris Cornell – Sweet Euphoria
Par Ugly In The Morning, le 4 septembre 2007 | Style: Rock Sombre et Psych├⌐d├⌐lique - Année de sortie: 1999
Soundgarden est mort, vive Soundgarden ! Le temps est venu pour Chris Cornell de mettre ├ profit ses talents de compositeur pour son propre compte. Na├«tra de cette entreprise, cet album solo, quoique pas si solo que ├¯a puisque Alain Johannes et Natasha Shneider, eux-m├¬mes issus de la sc├Îne grunge, mettront la main ├ la patte dans l’├⌐criture de certains titres. Viendra se greffer ├⌐galement l’excellent Josh Freese (batteur ayant plus deux cent albums ├ son actif, et ayant offici├⌐ dans de nombreux groupes prestigieux tels que “A Perfect Circle”, “Guns N’ Roses” ou Nine Inch Nails”). Et si le dernier album de Soundgarden “Down On The Upside” se voulait moins fougueux que ses pr├⌐d├⌐cesseurs, c’est encore un cran de plus vers l’accalmie auquel acc├Îde “Euphoria Morning”. On a pourtant droit ├ un ersatz de la belle ├⌐poque avec “Mission”, titre sans grand int├⌐r├¬t hormis celui d’├¬tre apparu sur la bande originale de “Mission Impossible 2″. Le reste de l’album pourrait ├¬tre qualifi├⌐ de rock psych├⌐d├⌐lique sombre avec toutefois une petite exception avec le langoureux “When I’m Done” titre jazzy tr├Îs m├⌐lancolique. Chris Cornell s’en donne ├ c┼ôur-peine sur les treize titres qui laissent transpara├«tre un certain spleen mis en valeur par des textes toujours m├⌐taphoriques. Le summum de ce vague l’├óme s’inscrit dans le superbe “Steel Rain”, o├╣ la voix d├⌐chirante de Cornell m├¬l├⌐e ├ la m├⌐lodie belle et d├⌐primante vous bouleverse au plus haut point. A ce stade, un voile de velours noir s’est d├⌐sormais tir├⌐ devant vos yeux. Votre esprit est berc├⌐ par les esquisses d’une ├⌐trange b├⌐atitude face au mal-├¬tre, les portes s’ouvrent vers un monde raffin├⌐ aux couleurs sang et anthracite. Les ambiances se font morbides (“Disappearing One”), f├⌐eriques (“Moonchild”) ou d├⌐nu├⌐es d’illusion (“Pillow of your Bones”, “Preaching the End of the World”). Les orchestrations ne sont parfois pas ├⌐trang├Îres ├ cette morosit├⌐. “Sweet Euphoria”, (enregistr├⌐ dans le studio priv├⌐ de Cornell) de par l’utilisation simple d’un chant pos├⌐ sur une guitare rajoute ├ cette impression de solitude an├⌐miante. Les rythmes peuvent a contrario redonner un peu de l├⌐g├Îret├⌐ ├ l’ensemble comme sur “Cant’ Change Me”, “Flutter Girl” ou sur le tr├Îs psych├⌐ “Wave Goodbye” et son solo venu d’ailleurs. Deux fausses notes viendront finalement ternir ce bel ouvrage : “Mission” et la version en fran├¯ais de “Can’t Change Me” aux paroles inaudibles et manifestement intraduisibles dans notre langue. Au final, “Sweet Euphoria” reste un r├¬ve les yeux ouverts, l’├⌐vocation stylis├⌐e d’une tourmente et d’un isolement enfantant un album remarquable.
Appréciation: 









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Le 4 septembre 2007 à 21:25
D├⌐cidemment, il faut vraiment que j’approfondisse sa carri├Îre, je ne connais que les classiques de Soundgarden, mais ├¯a donne envie!! J’ai toujours ├⌐t├⌐ bien attir├⌐ par sa voix…