Sociétés en redressement judiciaire : le cas Menlook et Rault

Août 03, 17 Sociétés en redressement judiciaire : le cas Menlook et Rault

De jour en jour, nombreuses sont les entreprises qui font l’objet d’une procédure de redressement judiciaire. Pour ceux qui ne la connaissent pas vraiment, il s’agit d’une mesure entamée par le tribunal de commerce lorsqu’une entreprise se trouve en cessation de paiements et incapable de régler ses créances. Le tribunal désigne ainsi un administrateur judiciaire, pour sauver la structure et essayer de la mener à un plan de redressement garantissant le maintien de son activité et l’apurement de son passif. Ces administrateurs travaillent indépendamment dans leur cabinet, comme celui de Philippe Jeannerot & Associés, ou en groupe.

Dans cet article, nous faisons un petit retour sur les derniers cas de mise en redressement en France.

Le cas Menlook : la start-up qui a grillé les étapes

Créée en 2009 en se présentant comme une start-up qui va révolutionner la FrenchTech, la société Menlook est contrainte de subir un redressement judiciaire. Le problème majeur de cette société est qu’elle n’a pas su gérer son extension, malgré le fait d’avoir réalisé dernièrement – décembre 2016 – une levée de fonds de 1,8 millions d’euros.

En 2013, Menlook avait racheté le site britannique OKi NI pour attaquer le marché européen, puis elle a racheté la société allemande Frontline Shop. C’est d’ailleurs cette dernière acquisition qui semble être la plus mauvaise étant donné que les dépenses ont fortement augmenté en enregistrant d’énormes pertes de trésorerie. Aujourd’hui, l’entreprise compte sur la procédure de redressement pour assurer sa pérennité et sauver le travail de ses salariés.

Le cas Rault : l’imprimerie dépassée par la concurrence

Créée en 1934, l’historique imprimerie du Bois-Bouchard vit des moments difficiles sur le plan économique. Malgré ses filiales importantes et son statut d’un site historique et générateur d’emplois à Aigurande, la firme gérée actuellement par Franck Rovina n’a pas réussi à tenir le coup face à une concurrence de plus en plus rude. Ses concurrents travaillent actuellement sur le numérique et affichent une croissance plus rapide que celle de Rault.

Actuellement, la société fait l’objet d’une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Châteauroux. Certaines de ses filiales n’ont pas échappé à la crise aussi : deux de ses entreprises ont été mises en sauvegarde, à savoir Rault Financière et le producteur des étiquettes adhésives, EPPE Services.