Rainbow – Rising
Par Anaon, le 29 septembre 2006 | Style: Hard Rock 70's - Année de sortie: 1976
Apr├Îs les d├⌐buts encore t├ótonnant mais r├⌐ussis du premier album, Rainbow revient en force avec ce deuxi├Îme album Rising. Ritchie Blackmore devait ├¬tre content puisque son voeux s’est r├⌐alis├⌐, ├ savoir rejouer du hard rock comme il l’entendait. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le groupe envoie d├⌐sormais ses titres sans se poser de question et avec une conviction impressionnante.
Pendant l’introduction assez spatiale des claviers de Tony Carey pour “Tarot Woman”, on ne sait gu├Îre ├ quoi s’attendre jusqu’au moment o├╣ le grand Cozy Powell met le feu aux poudres en lan├¯ant un break de batterie d├⌐vastateur qui lance v├⌐ritablement le morceau sur les riffs efficaces de Ritchie Blackmore. Le son est ├⌐norme, le rythme est plut├┤t rapide, et le chant de Ronnie James Dio se fait encore plus puissant que sur le premier album. Et ├¯a ne fait que commencer. Ainsi s’encha├«nent “Run With The Wolf” et sa batterie particuli├Îrement pr├⌐sente et un Dio qui se d├⌐fend d├⌐cid├⌐ment tr├Îs bien au chant et reste ma├«tre ├ bord de ce navire sonore, et le groupe ne nous laisse aucun r├⌐pit avec le toujours tr├Îs appuy├⌐ “Starstruck” o├╣ Ritchie Blackmore continue de nous servir des riffs puissants et sans fioriture ├ la mani├Îre ├⌐galement de “Do You Close Your Eyes”, trois minutes de hard rock ├ d├⌐coller les papiers peints du mur.
Seulement voil├ le reste est ├ venir avec les deux derniers morceaux ├⌐piques de l’album, que les amateurs de musique progressive devraient ├⌐galement appr├⌐cier. A savoir “Stargazer” et “A Light In The Dark”, deux titres d’environ huit minutes chacun, qui font figure d’incontournables de l’album d’une part, et certainement du hard rock d’autre part. A commencer par l’apocalyptique “Stargazer”, captivante du d├⌐but ├ la fin, ambiance ├⌐pique, Dio au sommet de son art, un tr├Îs bon solo de Ritchie Blackmore, la batterie chaotique de Monsieur Powell, et, cerise sur le gateau, le groupe est accompagn├⌐ par le Munich Philharmonic Orchestra, bref vous l’aurez compris, ce morceau est ├ lui seul un chef d’oeuvre qui reste, m├¬me apr├Îs tout ce temps, un mod├Île de puissance de feu hard rock, ├⌐pique, symphonique et grandiose ├ souhait. Et le groupe ne l├óche pas la pression pour le final de l’album avec le rapide “A Light In The Dark” dans lequel le clavi├⌐riste nous livre un solo qui rappelle Deep Purple et Ritchie Blackmore qui surench├⌐rit de plus bel, le tout magistralement soutenu par la double grosse caisse de Powell et la basse de Jimmy Bain, et les deux solistes qui se lancent dans un final ├ l’unisson, du grand art, une vraie le├¯on de hard rock en somme.
Assez inutile d’en dire plus, si vous appr├⌐ciez le hard rock qui en impose, que vous appr├⌐ciez le jeu de Ritchie Blackmore, et le chant de Ronnie James Dio, vous trouverez avec cet album, la parfaite fusion des deux, accompagn├⌐s de musiciens exemplaires. Le premier album n’├⌐tait encore qu’un aper├¯u de ce que Rainbow ├⌐tait capable de produire mais avec ce Rising, ce “super-groupe” assomme litt├⌐ralement l’auditeur et captive ├ chaque instant. Un coup de ma├«tre donc qu’il serait injuste de ne pas qualifier de “classique” (En tout cas, il figure au panth├⌐on des classiques de Progtheater).
Appréciation: 












Le 1 décembre 2007 à 13:03
Cet album est d’une puissance sans pr├⌐c├⌐dent. C’est comme si le Deep Purple de Child In Time et le Led Zeppelin de Kashmir avaient fusionn├⌐ pour donner Stargazer. Tout simplement un classique.