Radiohead – Ok Computer
Par Anaon, le 5 octobre 2006 | Style: Rock ├⌐motionnelle inspir├⌐ - Année de sortie: 1997

Apr├Îs l’album plut├┤t r├⌐ussi The Bends, Radiohead va encore plus loin avec Ok Computer et sort son premier r├⌐el chef d’oeuvre, reconnu par beaucoup (Trop d’ailleurs aux yeux de Tom Yorke semble-t-il…). Et si le groupe proposait avec The Bends une musique mi-rock, mi-pop de qualit├⌐ avec un concept ├ trois guitares plut├┤t bien ficel├⌐, avec Ok Computer le groupe va plus loin. Plus loin notamment gr├óce ├ la d├⌐couverte et l’utilisation plus prononc├⌐e de l’├⌐lectronique dans leur musique. C’est avec Ok Computer que Radiohead se familiarise avec ce monde num├⌐rique, le monde de l’├⌐lectronique, des ordinateurs (Dont le titre probablement) et m├⌐lange ainsi son pop-rock avec un brin de musique ├⌐lectronique, ou du moins, sans aller jusque-l├ , ├ des ├⌐l├⌐ments, bruitages diverses et vari├⌐s du monde ├⌐lectronique comme sur le titre ouvrant l’album “Airbag”, un petit rock chaotique innovant au m├¬me titre que le d├⌐jant├⌐ “Electioneering”.
Radiohead enrichit grandement sa musique ├⌐galement par l’utilisation plus pouss├⌐e des claviers. Et le choix des claviers est frappant car si le groupe se d├⌐fend de ses influences rock progressif, les sons de clavier rappellent fortement ce style avec l’utilisation du Fender Rhodes (“Paranoid Android”), ou du mellotron (“Exit Music”, “Lucky”). Et au-del├ des influences progressives ou pas, il faut avouer que Ok Computer ravira les amateurs de ce style puisque le groupe se lance dans des pi├Îces beaucoup plus ambitieuses que par le pass├⌐ avec des titres comme le fameux “Paranoid Android” au break acoustique sublime et ├ la construction d├⌐stabilisante, le somptueux et grandiloquent “Exit Music (For A Film)” o├╣ Tom Yorke r├⌐v├Île un peu plus de son talent, entre voix fragile et lancinante et puissance tortur├⌐e, Tom Yorke nous fait partager des ├⌐motions et nous nous laissons porter par ces derni├Îres. L’envol├⌐e final de ce titre reste un moment fort de l’album, aussi court soit-il.
Et puis le voyage continue tranquillement entre m├⌐lodies tristes, d├⌐sabus├⌐es (“Let Down”) voire d├⌐prim├⌐es et d├⌐primantes (“No Surprises”), Tom Yorke maniant et remaniant cette m├⌐lancolie qui nous habite tous, m├⌐langeant optimisme et pessimisme ├ l’image de “Lucky”, hautement ├⌐motionnel, que Tom Yorke consid├Îre ni plus ni moins comme ├⌐tant le meilleur titre du groupe.
Avec Ok Computer, c’est tout un monde qui s’ouvre ├ vous. Une union parfaitement r├⌐ussie entre les machines et les hommes, sans d├⌐passer les limites et les risques que ├¯a comporte (Ces risques dont Tom Yorke parle d’ailleurs dans les paroles de ce disque), Radiohead reste subtile, novateur, chaque ├⌐l├⌐ment est ├ sa place et a sa raison d’├¬tre. Ce disque ne comporte pour ainsi dire aucune t├óche (Hormis peut-├¬tre “Filter Happier”, d├⌐lire parl├⌐ sans grande importance si ce n’est son message…), la production est ├ la hauteur de la musique du groupe, de grande classe. Radiohead signe ainsi avec Ok Computer un album pop-rock grandiose, album majeur tous style confondu des ann├⌐es 90.
Appréciation: 












Le 5 octobre 2006 à 19:49
Curieusement, je n’ai d├⌐couvert cet album que tr├Îs r├⌐cemment, alors que je me souviens tr├Îs bien du buzz qu’avait provoqu├⌐ sa sortie, il y a d├⌐j├ un certain nombre d’ann├⌐es. “Karma Police” r├⌐sonait d├Îs que possible ├ la radio, et comme tout le monde, ├¯a me trottait dans la t├¬te. Ce groupe semblait sortir d’une autre dimension en fait. Ensuite, j’ai d├⌐couvert la bande-son de “Romeo+Juliet”, sur laquelle se trouve un sublime morceau de Radiohead. La br├Îche se creusa encore.
Il y a deux semaines, “Ok Computer” ├ 6Γé¼ ├ la Fnuc. Je d├⌐cide que le moment est venu, qu’il n’y a plus de raison d’attendre. Et depuis, non seulement l’album passe en boucle chez moi, me racontant ├ chaque fois une nouvelle histoire, mais je crois bien avoir envie de m’int├⌐resser au groupe, ├ l’arbre que cache la for├¬t. Ce fichu Tom Yorke est capable de me filer le bourdon en plein milieu d’une journ├⌐e qui avait pourtant bien commenc├⌐.
Le 6 octobre 2006 à 13:00
Cool la chronique de “Radiohead” Anaon
Je pense que Radiohead est effectivement un groupe incontournable pour quiconque s’int├⌐resse au Rock sous toutes ses coutures.
D’autant plus que “Radiohead” n’est pas de ces groupes qui ne prennent jamais de risques. On appr├⌐ciera ou pas les ├⌐volutions mais on ne pourra pas leur reprocher de nous resservir toujours le m├¬me plat.
Pour en revenir ├ l’album sus-nomm├⌐, c’est celui qui m’a fait d├⌐couvrir “Radiohead”, il y a quelques ann├⌐es auparavant…J’aurai du mal ├ ├¬tre compl├⌐tement objectif mais je pense qu’il est vraiment essentiel dans toute discotheque respectable
Et en quelques sortes, certains des titres de cet album sonnent progressif, oui, nous offrant des cassures de rythmes plut├┤t innovante pour un groupe qui faisait jusque la du bon rock avec “The Bends” (autre bon album que je place presque ├ ├⌐galit├⌐ avec celui-ci) mais qui n’avait pas encore imprim├⌐ sa petite marque experimentale.
A écouter et réecouter comme Kid A et Amnesiac, et Hail to the Thief, symbiose parfaite entre rock et sonorités electro.
Le 5 janvier 2007 à 11:44
Magistral album. Quiconque ne l’a pas…doit l’avoir.
Le 27 novembre 2007 à 16:51
[...] Porcupine Tree – Stupid Dream 27 novembre 2007 Style : Pop-rock progressif Ann├⌐e : 1999Stupid Dream sort en 1999 et constitue pour Porcupine Tree l’album de transition par excellence. Stupid Dream est le m├⌐lange parfait des quatre premiers albums, un savant m├⌐lange des diff├⌐rents ingr├⌐dients qui font de Porcupine Tree ce qu’il est aujourd’hui. Ainsi, cet album se fait plut├┤t h├⌐t├⌐rog├Îne, ce qui constituera un d├⌐faut majeur pour certains, mais reste pourtant parfaitement coh├⌐rent du d├⌐but ├ la fin. C’est d’ailleurs ce qui fait la richesse de Stupid Dream. Difficile d’imaginer la l├⌐g├Îret├⌐ pop de “Piano Lessons” et la tr├Îs d├⌐prim├⌐e “Stop Swimming” (qui termine l’album de fa├¯on magnifique) sur un m├¬me disque. Cette comparaison est un exemple parmis d’autres mais il est assez repr├⌐sentatif de cet opus. On passe d’un rock planant “Evenless” ├ de l’acoustique m├⌐lancolique avec “Pure Narcotic”, de la pop groovy de “Slave Called Shiver” au plus progressif “Don’t Hate Me”, absolument superbe. S’en suivent alors des titres plut├┤t pop, “This Is No Rehearsal”, “Baby Dream In Cellophane”, “Stranger By The Minute”, au format r├⌐duit (moins de quatre minutes) et qui d├⌐voilent une volont├⌐ encore plus marqu├⌐e pour Porcupine Tree d’├¬tre accessible, tout en gardant une certaine sophistication. Si la prise de risque est quelque part moins grande que les titres les plus progressifs des pr├⌐c├⌐dents albums, le r├⌐sultat est n├⌐anmoins r├⌐ussi. On rentre enfin dans un dernier gros quart d’heure plus progressif, avec “A Smart Kid”, une chanson d├⌐licate magnifique teint├⌐e d’une tristesse d├⌐sabus├⌐e typique de son compositeur, Steven Wilson, puis l’instrumentale brillante et puissante “Tinto Brass” et enfin la magnifique “Stop Swimming” aussi pesante que poignante. Porcupine Tree fait un pas de g├⌐ant avec Stupid Dream, d├⌐j├ bien engag├⌐ avec le pr├⌐c├⌐dent Signify. Mais cette fois, il semblerait que Steven Wilson assume les deux aspects du groupe, le plus progressif aussi bien bien que le plus accessible. Et, si ce disque reste dans l’ombre de son mod├Île officieux, Ok Computer de Radiohead, il reste n├⌐anmoins l’un des meilleurs albums du groupe qui ouvrira une br├Îche pour la suite, ├ commencer par l’excellent Lightbulb Sun. Pour conclure, si vous ├¬tes fan de l’arbre ├ porc ├⌐pics, cet album vous est indispensable, et si vous ne connaissez pas encore cette formation au dr├┤le de nom, Stupid Dream constitue un tr├Îs bon moyen de d├⌐couvrir ce groupe. [...]
Le 7 juin 2009 à 21:15
[...] | Style: Electro pop exp├⌐rimentale ├⌐motionnelle (!) – Ann├⌐e de sortie: 2002 Apr├Îs Ok Computer, album de la cons├⌐cration vite pass├⌐ au statut d’album culte de la d├⌐cennie 90, Radiohead [...]
Le 26 juin 2009 à 15:35
Ok Computer pose les bases de ce que sera Radiohead ├ partir de Kid A et jusqu’├ aujourd’hui : toujours ├ la recherche de nouveaut├⌐es, toujours en qu├Îte. Cet album est celui que je pr├⌐f├Îre, mais ce qui est magnifique avec Radiohead c’est que si bien soit un album, il ne chercheront jamais ├ en refaire un sur les m├¬me bases, ils partiront toujours ├ la recherche de la nouveaut├⌐e. Suivra Kid A qui n’a purement et simplement rien ├ voir (et que je ne peux d’ailleurs pas blairer), puis Amnesiac, encore diff├⌐rent, HTTT et In Rainbows sans que jamais le groupe ne se r├⌐p├Îte.