Pink Floyd – The Final Cut
Par Melo, le 3 février 2008 | Style: sans espoir - Année de sortie: 1983
Difficile de dire si avec ce disque Pink floyd invente ou c├Îde ├ la morosit├⌐ et ├ la cr├⌐ativit├⌐ de The Wall.
Est ce un exercice impos├⌐ par Roger, ou une cr├⌐ation commune? Les t├⌐moignages sont flous sur cette ├⌐poque, difficile d’accorder du cr├⌐dit aux dires de chacun quand on conna├«t la suite des ├⌐v├⌐nements ayant conduit ├ l’explosion du tandem Gilmour/Waters, menant ├ une sorte de guerre de clans tout ├ fait regrettable.
Ce qui est s├╗r, cΓÇÔest que The Final Cut a plut├┤t tr├Îs bien vieilli et fait montre dΓÇÔune lucidit├⌐ et d’un cynisme qu’on peut trouver un peu gratuit. Fort heureusement, ce groupe avait autre chose ├ proposer que de la musique d├⌐monstrative, c’est pourquoi Waters reprit les commandes et proposa un The Final Cut tr├Îs intimiste, jouant beaucoup sur les ambiances. Bien lui en a fait car il permit au Floyd de pousser l’exp├⌐rience The Wall le plus loin possible, et de livrer une quasi suite aux fameux albums pr├⌐c├⌐dents.
Les climats et les textes en font une entit├⌐ aux influences multiples, bien au-del├ du cercle progressif, se dirigeant vers un genre propre ├ Roger Waters, ├ mi chemin entre le rock progressif, atmosph├⌐rique, la po├⌐sie ou une certaine forme de punk (dans la contestation, mais faites beaucoup, beaucoup plus intelligemment que certains gamins hurlant de l’├⌐poque). Voila en quoi il est tout aussi important pour le rock progressif que les oeuvres de Yes ou Genesis sur un plan historique. Un bon disque qui r├⌐siste bien aux ann├⌐es.
Certains trouveront que cΓÇÔest une oeuvre jusqu’au-boutiste qui n’est en rien du Floyd mais une caricature impos├⌐e par ce d├⌐traqu├⌐ de Roger. C’est un peu occulter les qualit├⌐s de l’album, et se focaliser sur des potins de groupes fort int├⌐ressants pour cerner l’esprit lors de la composition de l’oeuvre, mais par moment un peu d├⌐form├⌐s ou amplifi├⌐s…
The Final Cut est souvent tr├Îs sous-estim├⌐, ├ tort, par les d├⌐tracteurs de Waters, principal artisan de la composition ici.
Il marque un moment cl├⌐ de l’histoire du groupe au regard des deux albums pr├⌐c├⌐dents ou plut├┤t il pousse le plus loin possible dans le genre invent├⌐, le prog-intimiste, par Waters. Selon ce quΓÇÔon attend de la bande ├ Roger, son appr├⌐ciation peut en ├¬tre tr├Îs diff├⌐rente. Pink Floyd semblait se muer en une cr├⌐ature de composition de concepts albums monstrueuse, et ce retour ├ une veine plus carr├⌐e et moins rock a pu d├⌐cevoir. Il n’en reste pas moins une perle du Floyd.
Appréciation: 









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Le 10 février 2008 à 0:32
Et ben pour une fois on est ok tous les deux sur ce coup la!! ^^
Enorme disque pour tester sa sono….
Sur des amplis crown et des hp cabaasse ├¯a bastonne grave, on s’y croirait…
Le 21 juillet 2009 à 12:52
“Which is Pink…?”
Je crois que la question n’a jamais tracass├⌐ que le seul Roger Waters. Moi, je m’en fous…
Nonobstant “Which is Pink?”, cet album est SUPERBE!
Pour moi, il y a 3 albums de Waters ├ poss├⌐der en priorit├⌐: The Final Cut, The Pros And Cons Of Hitch Hicking, et, last but not least, Amused To Death…