Pink Floyd – Animals
Par Anaon, le 14 octobre 2006 | Style: Rock progressif Vintage - Année de sortie: 1977

Apr├Îs le brillant Wish You Were, Pink Floyd poursuit son chemin avec un album conceptuel inspir├⌐ par le livre de George Orwell intitul├⌐ “La Ferme des Animaux” (D’o├╣ les titres de chaque morceau). Cet album, presque enti├Îrement compos├⌐ par Roger Waters, nous r├⌐v├Île une noirceur que le groupe n’avait pas encore vraiment abord├⌐. Car si le premier titre “Pigs On The Wing 1″ qui, d’une dur├⌐e de moins de deux minutes, fait office d’introduction, se veut assez l├⌐ger, l’ambiance s’assombrit tr├Îs vite d├Îs le deuxi├Îme morceaux, “Dogs”. 17 minutes ├ l’atmosph├Îre tendue, o├╣ les claviers de Rick Wright se font tr├Îs efficaces, le rythme est rapide, puis vient un solo de guitare tortur├⌐e de David Gilmour, et le rythme ralentit pour un break planant tr├Îs r├⌐ussi o├╣ les claviers sont ├ l’honneur.
Suit “Pigs (Three Different Ones)”, une autre longue suite de plus de 10 minutes, tout aussi impressionnante, sur un d├⌐part tr├Îs groovy et plein de feeling, le morceau captive du d├⌐but jusqu’├ la fin, avec un David Gilmour qui apporte d├⌐cid├⌐ment ├⌐norm├⌐ment aux morceaux de Waters. M├¬me id├⌐e pour Nick Mason et surtout Rick Wright qui, que ce soit ├ l’orgue hammond, au piano, au fender rhodes ou autre, est impeccable tout au long de l’album. Comment ne pas r├⌐sister ├ ce “Sheep”, comment ne pas se laisser transporter par ce morceau si changeant? Un titre presque parfait, parfois entra├«nante, parfois plus atmosph├⌐rique voire exp├⌐rimental, o├╣ toute la tension des pr├⌐c├⌐dents titres semble atteindre son paroxysme ici dans les passages les plus chaotiques, un pur chef d’oeuvre!
Si cet album est avant tout l’oeuvre de Roger Waters dans le sens o├╣ il en est le principal auteur-compositeur, les autres membres du groupe ne font pas de la figuration et Waters qui commence un peu ├ prendre la grosse t├¬te n’aurait certainement pas pu aller aussi loin avec cet album sans la pr├⌐sence de ses petits camarades, avec notamment le jeu plus aiguis├⌐ et efficace que jamais de David Gilmour. Un autre chef d’oeuvre du groupe.
Appréciation: 









Mots-clés: Concept-album, Guitare, Rock progressif, Sombre
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Le 19 octobre 2006 à 12:15
A mon sens, le plus grand des albums du Floyd!
Le 5 janvier 2007 à 11:43
Pas le meilleur, mais “Dogs” et “Sheep” sont ph├⌐nom├⌐nales.
Le 28 février 2007 à 14:20
A vraie dire il n’y a pas de mauvais pink foyd se sont tous des chef-d’oeuvres, J’ai commence ├ ecouter Pink-Floyd a l’age de 19 ans. Maintenant j’ai 54 et je m’en lasserai jamais.
Le 20 décembre 2007 à 0:57
Le troisi├Îme album parfait apr├Îs “Dark Side Of The Moon” et “Wish You Were Here”.
Rien ├ dire, ├ part qu’il est parfait.
Le 5 février 2008 à 16:20
“Animals” fait parti de ces albums que l’on adore ou d├⌐teste… En fait mon pr├⌐f├⌐r├⌐ avec “The Wall”.
Certainement l’un des albums les plus noirs et pessimistes du rock… avec The Wall … avant la cold wave et la vague neoprog “├ la Marillion, IQ, Pendragon…” Genial, intemporel, mais tr├Îs herm├⌐tique.
Le 9 février 2008 à 12:09
Heureusement que Gilmour ├⌐tait l├ . Pour son jeu de guitare (pas encore g├óch├⌐ par une production commerciale) et pour sa contribution ├ la composition (Dogs), mod├Île de variation sur la m├¬me s├⌐quence dΓÇÔaccords (ou comment faire du grand avec du simple). Wright est moins expos├⌐ mais tout aussi d├⌐cisif dans son r├┤le atmosph├⌐rique. Le reste, cΓÇÔest du Waters : un Pigs rachitique et un Sheep laborieux (resuc├⌐e de One of these days). Un disque moyen mais respectable pour la rupture quΓÇÔil porte. Pink Floyd a fait tellement pire.
Le 9 février 2008 à 21:08
[...] Roger Waters – The Pros and Cons of Hitchhiking 3 f├⌐vrier 2008 Style : philosophique Ann├⌐e : 1990Ce disque souffre de son irr├⌐gularit├⌐ mais reste malgr├⌐ tout ├⌐trangement coh├⌐rent tant au niveau du son que de la recherche de Waters, depuis The Wall. On reconna├«t imm├⌐diatement le son Waters, et cet univers ├ la fois sombre et intime. On peut n├⌐anmoins lui reprocher son manque dΓÇÔaudace et le fait qu’il soit tellement dense et homog├Îne que cela le rend dur ├ appr├⌐hender; Waters ne faisant quΓÇÔy continuer sa musique sans en modifier les ├⌐l├⌐ments. On sent d├⌐j├ que la cohabitation entre rock pur et dur, et univers parano ├ la The Wall a ses limites. De ce point de vu, les autres albums solos de Waters, et les trois derniers Pink Floyd qu’il a assez largement influenc├⌐ (Animals, The Wall et The Final Cut) semblent plus coh├⌐rents et aboutis que ce Pro and Cons. Anecdote int├⌐ressante, il aurait parait il failli ├¬tre un album du Floyd, mais le groupe lui pr├⌐f├Îra The Wall, chef d’oeuvre bien connu qu’ils trouv├Îrent plus abouti et coh├⌐rent. Oubli├⌐ le Pink Floyd aux morceaux de 20 minutes, le tout reste un concept, formule ch├Îre ├ Waters et pas que parce que cΓÇÔest dans lΓÇÔair du temps, mais aussi et surtout parce que ├¯a se pr├¬te particuli├Îrement bien au sujet. LΓÇÔentreprise est donc loin d’├¬tre maladroite et Waters poss├Îde ├ cette ├⌐poque une magie indescriptible, qui fonctionne malgr├⌐ les reproches que certains trouveront ├ faire ├ ses productions, comme celui d’une trop grande ressemblance entre elle. Pr├⌐f├⌐rons y voir une continuit├⌐ et au contraire une certaine coh├⌐rence, rendant l’analyse du “cycle waters” d├⌐but├⌐ avec Animals d’autant plus passionnante. Pros and Cons reste donc un essentiel ├ ├⌐couter, car il s’inscrit parfaitement dans la suite de Waters, explorant les tr├⌐fonds de l’├óme humaine depuis d├⌐j├ quelques albums. [...]
Le 1 mai 2008 à 22:46
Je ne sais pas trop que penser de cet album… Je l’├⌐coute volontiers mais je n’y reviens pas par plaisir d’├⌐coute. Si ├¯a tombe sur ma liste d’├⌐coute al├⌐atoire, je laisse sinon je vais rarement ├⌐couter de moi m├¬me un titre de cet album… Quoique j’aime assez bien l’ambiance de Dogs. Je trouve les compositions sympathiques dans l’ambiance mais mal exploit├⌐es musicalement parlant…
Le 4 septembre 2009 à 21:43
Mon pr├⌐f├⌐r├⌐ avec Meddle, parce qu’il n’y a rien ├ jeter, tout est bon, ce qui ne me parait pas ├¬tre le cas d’album consid├⌐r├⌐s comme “cultes”.
Il faut h├⌐las se rendre ├ l’├⌐vidence : il y a quand m├¬me pas mal de d├⌐chets dans la musique de Pink Floyd et une certaine pauvret├⌐ dans l’├⌐laboration suivie de vraies m├⌐lodies.
Au total, je d├⌐nombre, dans la carri├Îre du groupe, quelques petits ilots de grand g├⌐nie au milieu d’une foule de banalit├⌐s sans int├⌐ret. C’est d’ailleurs bien domage, car on sent chez Pink Floyd, un potentiel non exploit├⌐ parfois m├¬me bacl├⌐ ou n├⌐glig├⌐…
Heureusement, “Animals” ├⌐chappe ├ cette “d├⌐solation”. De plus on sent nettement l’homog├⌐n├⌐├»t├⌐ d’inspiration dans cet album, sans pour autant sombrer dans la platitude.
Il est clair que l’auteur a su ficeler son id├⌐e de d├⌐part et qu’il a su pr├⌐voir et exploiter ses id├⌐es en vu du projet final.
Un petit bijou.