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Pain Of Salvation – One Hour By The Concrete Lake

Par Anaon, le 4 octobre 2006 | Style: Metal progressif sombre et original - Année de sortie: 1996

  
   9/10
Pain Of Salvation - One Hour By The Concrete Lake

Voici le deuxi├Îme album du groupe et cΓÇÔest un v├⌐ritable choc, la d├⌐couverte dΓÇÔun nouveau style de progressif qui ne sΓÇÔimpose pas vraiment de limite. Le groupe oscille entre diff├⌐rentes ambiances qui arrivent les unes apr├Îs les autres sans quΓÇÔon ne sΓÇÔy attende, de fa├¯on brillante. Leur mani├Îre de composer est tr├Îs d├⌐brid├⌐e, et si les morceaux ne sont pas bas├⌐s sur la technique pure, les musiciens sont n├⌐anmoins de vrais virtuoses. Les paroles sont de plus tr├Îs sombres, il s’agit d’un concept album sur la terre, l’eau bref l’environnement et l’homme. Voyons tout ├¯a dΓÇÔun peu plus pr├Îs…

“Spirit Of The Land” : Une intro tr├Îs atmosph├⌐rique qui nous plonge dans lΓÇÔunivers de lΓÇÔalbum somme toute assez sombre et inqui├⌐tant.

“Inside” : Alors l├ , ├¯a commence tr├Îs tr├Îs fort, cΓÇÔest un morceau cl├⌐ de lΓÇÔalbum, peut-├¬tre le meilleur. La fa├¯on dont il est compos├⌐ est tr├Îs original, il nΓÇÔy a pas vraiment de refrain et les passages sont tr├Îs diff├⌐rents les uns des autres, on passe dΓÇÔun riff assez heavy ├ une partie voix/piano tr├Îs calme et splendide et le morceau se termine par un passage au chant presque rapp├⌐ et assez violent. Tout sΓÇÔint├Îgre parfaitement, les ch┼ôurs sont nombreux et les id├⌐es fusent.

“The Big Machine” : Un morceau vraiment tr├Îs sombre, les ch┼ôurs du refrain sonnent vraiment de fa├¯on inqui├⌐tante. CΓÇÔest puissant et en m├¬me temps plein de feeling, le chant de Daniel Gildenl├╢w est terriblement impressionnant, cΓÇÔest fascinant dΓÇÔentendre de quelle fa├¯on il passe dΓÇÔun chant metal, puissant, tr├Îs grave parfois et sur aigu (la mont├⌐e aux alentours des 3 minutes 20 est superbe) quand il faut, ├ un chant plus fragile, plein de feeling.

“New YearΓÇÔs Eve” : Un morceau plein dΓÇÔambiances et dΓÇÔid├⌐es notamment dans la recherche des sons. L├ encore, la construction est bien trouv├⌐e, certains passages guitares doubl├⌐s par la basse sont brillants. Le refrain/break (┬½ Turning mirrors upside downΓdz ┬╗) est puissant et les nappes de clavier le rendent assez symphonique. La passage piano/voix qui arrive de nulle part est fascinant de puret├⌐ et de beaut├⌐ m├¬me si tr├Îs court. Les ch┼ôurs donnent des frissons, cΓÇÔest superbement trouv├⌐ et les sons sont tr├Îs vari├⌐es.

“Handful Of Nothing” : Un morceau assez rapide, la batterie est bien mise en avant, le chant est quant ├ lui assez calme mais la rythmique reste tr├Îs complexe et rapide jusquΓÇÔau refrain, tr├Îs sombre, les sons de claviers rappellent Kevin Moore (Ex-Dream Theater). L├ encore des harmonies vocales superbes. J’ai rarement entendu un chant aussi vari├⌐ et incroyablement puissant dans les aigu├½s. Seulement, contrairement ├ certains chanteurs, Daniel Gildenl├╢w nΓÇÔabuse pas des ses capacit├⌐s, il varie parfaitement les styles avec talent.

“Water” : La guitare rappelle un peu John Petrucci (Dream Theater) par moment, notamment dans les solos mais musicalement, on reste toujours dans un style qui sonne diff├⌐rent, vraiment nouveau, on passe dΓÇÔun solo de guitare tr├Îs technique ├ un refrain ├ vous filer la chair de poule. Le chanteur se permet tout ce quΓÇÔil veut et il fait ce quΓÇÔil veut. Encore un morceau dont lΓÇÔ├⌐coute ne nous laisse pas inchang├⌐, une musique qui vous marque sans que vous nΓÇÔy puissiez rien.

“Home” : Une intro qui part ├ 200 ├ lΓÇÔheure, on a ├ peine le temps de comprendre ce qui nous arrive que nous voil├ d├⌐j├ plong├⌐ dans une ambiance compl├Îtement diff├⌐rente, triste et belle, plus calme. Le couplet est plein de feeling, et la batterieΓdz Quelle batteur ! Le refrain est quand ├ lui tr├Îs prenant, et les paroles aident ├ encore mieux rentrer dans le morceau.

“Black Hills” : LΓÇÔintro de ce morceau sonne orientale je trouve, une chose est claire, cΓÇÔest puissant. Le couplet est plus calme mais incroyablement sombre de part le traitement de son effectu├⌐ sur la voix et bien s├╗r la fa├¯on de chanter. Ce couplet me fait dΓÇÔailleurs beaucoup penser ├ une chanson dΓÇÔAnathema sur Alternative 4. La partie instrumentale est ├ couper le souffle. Le piano sΓÇÔint├Îgre toujours tr├Îs bien.

“Pilgrim” : Une chanson encore diff├⌐rente dans lΓÇÔambiance puisquΓÇÔon retrouve l├ de la guitare acoustique et m├¬me du violoncelle ! CΓÇÔest superbement beau et triste, cette chanson vos donne tout simplement les larmes aux yeux. Ca para├«t idiot mais cΓÇÔest pourtant vrai, le groupe arrive ├ faire passer quelque chose de tr├Îs fort dans sa musique et ce, sans jamais tomber dans le m├⌐lodie facile et niaise.

“Shore Serinity” : Daniel Gildenl├╢w nous sort encore une nouvelle fa├¯on de chanter pour ce morceau, il est compl├Îtement impr├⌐visible, ├ chaque d├⌐tour de notes, il nous surprend un peu plus. Il est clair quΓÇÔil a plus dΓÇÔun tour dans son sacΓdz Encore bravo ├ la batterie sur ce morceau.

“Inside Out” : Malheureusement le dernier morceau de lΓÇÔalbum. Ca part encore trop vite pour quΓÇÔon comprenne quelque chose ├ la premi├Îre ├⌐coute. On a lΓÇÔimpression que le groupe donne tout ce quΓÇÔil a dans ce dernier morceau et cΓÇÔest cette fois-ci au clavi├⌐riste de nous montrer lΓÇÔ├⌐tendue de son talent (Ce qui ├⌐tait d├⌐j├ largement fait pr├⌐c├⌐demment), les sons de claviers sont superbes, le passage ├ 2 minutes 20 est incroyable de beaut├⌐, l├ encore on frissonne, on a m├¬me droit ├ un petit solo de guitare classique. Tout ├¯a pour aboutir ├ une partie beaucoup plus puissante, tr├Îs sombre, belle et symphonique, pour revenir par la suite ├ lΓÇÔintro, au couplet et au refrain et cΓÇÔest malheureusement termin├⌐, enfin presque, apr├Îs un blanc de quelques minutes et des bruitages tr├Îs atmosph├⌐riques, le groupe reprend de fa├¯on tr├Îs calme un bout de “Pilgrim”, histoire de nous marquer un peu plusΓdz

En conclusion, voil├ un album qui ne laisse certainement pas indiff├⌐rent, une vraie surprise qui vous marque de fa├¯on ind├⌐l├⌐bile et dont on ne sort pas totalement indemne. Les ambiances sont toutes tr├Îs diff├⌐rentes, pleines de nuances mais lΓÇÔon reste toujours dans une atmosph├Îre sombre, oppressante. On nΓÇÔaimerait entendre plus souvent des groupe tels que celui-ci, Pain Of Salvation a r├⌐ussi dΓÇÔune des plus belles fa├¯ons ├ se forger sa propre identit├⌐ tout en ayant int├⌐gr├⌐ les ┬½ codes ┬╗ du metal progressif. Il ne sΓÇÔagit s├╗rement pas dΓÇÔune ├⌐ni├Îme pale copie de Dream Theater mais bel et bien dΓÇÔun groupe ├ part enti├Îre avec son propre son, son propre style, une indentit├⌐ bien affirm├⌐e. A d├⌐couvrir si ce n’est d├⌐j├ fait.

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