Camel – Mirage
Par Anaon, le 2 octobre 2006 | Style: Rock progressif Vintage - Année de sortie: 1974

Dans la famille “petites perles du rock progressif”, je demande Mirage de Camel. Oui, petite perle d├⌐licate ├ l’image de la musique subtile du groupe. On est en 1974, nous sommes en plein essor de la musique progressive, c’est l’ann├⌐e de The Lamb Lies Down On Broadway de Genesis, du Relayer de Yes, du Red de King Crimson (Entre autres…), bref, une ann├⌐e marqu├⌐e par de nombreuses sorties l├⌐gendaires, et, si Camel reste toujours un peu dans l’ombre des grands noms du rock progressif, il serait bien maladroit d’ommettre de jeter une oreille sur Camel et particuli├Îrement cet album. Jeter une oreille suffirait ├ se laisser s├⌐duire par l’enthousiasme et le dynamisme du groupe. Si l’ensemble demeure moins technique que beaucoup de ses confr├Îres, ce n’est que pour mieux gagner en puissance mais aussi fatalement en accessibilit├⌐.
Ainsi d├Îs le premier morceau, “Free Fall”, on se prend ├ chantonner et r├⌐ellement appr├⌐cier la dynamique rythmique et m├⌐lodique de cette entr├⌐e en mati├Îre. La production de l’album est d’ailleurs, en comparaison avec les sorties de l’├⌐poque, de tr├Îs bonne facture, et certains passages sont r├⌐ellement puissants.
La musique de Camel se fait donc tour ├ tour entra├«nante avec “Free Fall”, d├⌐licieusement envo├╗tante avec cette jolie pi├Îce instrumentale qu’est “Supertwister” dont la fl├╗te m├⌐lodieuse d’Andy Latimer vous emporte vers de chaleureuses contr├⌐es tranquilles et reposantes.
Suivent les 9 minutes captivantes de Nimrodel/The Procession/The White Rider introduit par deux mouvements diff├⌐rents, le premier ├⌐tant tr├Îs myst├⌐rieux, le second, aux accents militaires rappelant le Battle Of The Epic Forest de Genesis, about it sur le premier couplet du morceau absolument sublime, o├╣ la voix d’Andy Latimer, douce et caressante, c├┤toie avec beaut├⌐ la magnificence du mellotron utilis├⌐ avec parcimonie mais pertinence. Le break instrumental r├⌐v├Île la virtuosit├⌐ du groupe (Avec notamment Andy Ward et un jeu de batterie particuli├Îrement rafra├«chissant et dynamique) et d’une musique plus complexe qu’elle en a l’air, mais pourtant si humble. Ces 9 minutes semblent s’├⌐vaporer en quelques secondes, comme un mirage dans le d├⌐sert. Superbe !
Une nouvelle pi├Îce instrumentale, introduite par un souffle de vent ├⌐nigmatique d├⌐voile une nouvelle fois le talent m├⌐lodique et musical du groupe, de nombreux changements de breaks, des cassures rythmiques qui vous font oublier l’envie m├¬me de d├⌐tourner l’oreille. Entre Fender Rhodes limpide, rythmiques de guitares enflamm├⌐es, basse bourdonnante, batterie pr├⌐sente ├ chaque seconde, m├⌐lodies ent├¬tantes, impossible de ne pas se trouver h├óper par ce d├⌐luge sonore.
Qui se poursuit avec l’introduction apocalyptique et puissante de “Lady Fantasy”, l’autre pi├Îce majeure de l’album avec ses 13 mn o├╣ le Fender Rhodes ├⌐clatant accompagne doucement la chant profond d’A. Latimer et ses accords de guitares acoustiques. De bien belles m├⌐lodies et de nouvelles cassures rythmiques inattendues avec l’orgue et une guitare si brillante qui dialoguent dans de jouissives envol├⌐es typiquement progressives. Un morceau de grande classe, aux multiples facettes, un grand huit musical particuli├Îrement r├⌐ussi et r├⌐ellement passionnant.
Moins sombre que King Crimson, moins technique que Yes, Camel a le m├⌐rite de d├⌐livrer avec cet album un parfait compromis entre un rock progressif aiguis├⌐ et subtile, mais jamais ├⌐litiste, et de le faire avec humilit├⌐, sans pour autant manquer d’ambition. Un album brillant et superbe ├ qui l’on pourrait juste reprocher d’├¬tre trop court (38 minutes). A compter parmi les r├⌐f├⌐rences progressives des 70’s.



Le 29 février 2008 à 20:30
1974 superbe année
ce disque est le meilleur de camel avec le double live
Le 1 juin 2009 à 16:44
[...] car rien ne ressort r├⌐ellement de cet album malheureusement, les grandes heures du groupe, fa├¯on Mirage/Moonmadness semblent belle et bien r├⌐volues. Que retenir de cet album? “Who We Are” [...]
Le 16 juin 2009 à 20:37
[...] la formation anglaise ├⌐merveille ├ nouveau. Rajaz, c’est un peu un croisement entre Mirage et Dust And Dreams: Du rock progressif tout en subtilit├⌐. La voix d’Andy Latimer ├⌐volue, le [...]