Mike Oldfield – Ommadawn
Par Anaon, le 29 septembre 2007 | Style: Rock progressif vintage original - Année de sortie: 1975
Apr├Îs un premier album quasiment mythique, et le magnifique Hergest Ridge, Mike Oldfield proposera Ommadawn. Un troisi├Îme album magique qui prolonge naturellement le pr├⌐c├⌐dent album. Sur ce nouvel opus, Mike Oldfield invite de nouveau d’autres musiciens, plus nombreux cette fois, comme Pierre Moerlen (Gong) aux percussions, Paddy Moloney des Chieftains ├ la cornemuse, ou encore un ensemble de percussionns africaines. Ommadawn, d├Îs ses premi├Îres secondes, captive. Mike Oldfield signe probablement avec ce troisi├Îme album, l’une de ses oeuvres la plus ├⌐motionnelle, la plus touchante. Parfois inqui├⌐tante, parfois onirique, plus l├⌐g├Îre lors de certains passages acoustiques, la premi├Îre partie est troublante. L’impact de la guitare d’Oldfield est impressionnant, d├Îs les premiers arp├Îges, qu’elle soit subtile, contenue ou plus sauvage lors du final par exemple, la 6 cordes du ma├«tre chante mieux que quiconque. Et ce final, quel final! Les percussions endiabl├⌐es, les choeurs qui semblent poss├⌐d├⌐s, ent├¬tants et la guitare satur├⌐e qui pleure, poignante, Mike Oldfield signe l├ une oeuvre marquante qui va bien au-del├ du rock progressif et de son esprit parfois un peu trop recroquevill├⌐ sur lui-m├¬me. La seconde partie commence de mani├Îre lugubre, le ton est solennel, la guitare acoustique d’Oldfield tout en nuance, le temps semble s’arr├¬ter et l’atmosph├Îre est pesante. Une issue est possible, on la devine, les “tubular belles” r├⌐sonnent ├ nouveau comme pour annoncer un dernier souffle, une lueur d’espoir au bout de 5mn30, l’ambiance redevient plus l├⌐g├Îre, acoustique, le calme apr├Îs la temp├¬te ├⌐motionnelle et la cornemuse qui nous emm├Îne en quelques notes en plein Pays de Galles. Ce passage est, dans un autre style, d’une beaut├⌐ rare, on oublie tout le reste, seule la m├⌐lodie enivrante et les nappes de claviers chaleureuses comptent. La cornemuse laisse sa place ├ une fl├╗te f├⌐├⌐rique qui renforce le c├┤t├⌐ celtique de cette partie qui ├⌐volue vers quelques secondes d’├⌐motions ├ l’├⌐tat pur absolument poignantes (11:14) puis se termine sur une ambiance plus enjou├⌐e au tempo qui acc├⌐l├Îre doucement. L’album se termine sur “On Horseback”, int├⌐gr├⌐e ├ la fin de la seconde partie d’Ommadawn, elle n’est pas list├⌐ comme un titre ├ part enti├Îre. Il s’agit d’une chanson folk plus l├⌐g├Îre, sorte de contine ├ la na├»vet├⌐ terriblement touchante (si tant est que le propos vous parle, c’est mon cas), l’occasion d’entendre Mike Oldfield au chant (pas le m├¬me style de chant que sur Tubular Bells, rassurez-vous) et une chorale d’enfants sur le final. Ommadawan a plus de 30 ans, mais il est l’exemple parfait du disque atemporel, du chef d’oeuvre qui ne conna├«t pas l’usure du temps, tant il est bas├⌐ sur l’├⌐motion. Il repr├⌐sente pour moi la musique progressive dans ce qu’elle avait de meilleur ├ offrir, au-del├ des styles, l’artiste m├¬lant avec brio l’├⌐thnique et le rock, la musique traditionnel et la folk et bien plus encore. Chef d’oeuvre d’├⌐motions! “If you feel a little glum, to Hergest Ridge you should come”…
Appréciation: 









Mots-clés: Emotionnel, Hors du temps, Instrumental, Pastoral
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