Lucio Battisti – Anima Latina
Par Alessandro, le 14 avril 2008 | Style: Rock progressif atmosph├⌐rique - Année de sortie: 1974
Pour r├⌐sum├⌐ en quelques groupes la p├⌐riode progressive italienne, Premiata Forniera Marconi, Le Orme ou encore Banco Del Muttuo Soccorso nous viennent ├ lΓÇÔesprit. Mais, voil├ que Lucio Battisti, grand gourou de musique romantique qui fait valser le c┼ôur des dames se lance dans la cr├⌐ation dΓÇÔun album plut├┤t conceptuel et atmosph├⌐rique. Pour ce faire, le jeune musicien va sΓÇÔenfermer six semaines dans sa chambre avec pour seul ami son parolier Giulio Rapetti, dit Mogol. Mogol ├⌐crit les textes et Battisti se d├⌐cha├«ne sur sa guitare tout en y apportant sa voix l├⌐g├Îre. CΓÇÔest un album fort appr├⌐ci├⌐ pour lΓÇÔ├⌐poque et encore aujourdΓÇÔhui il est consid├⌐r├⌐ par beaucoup comme un album original de grande qualit├⌐. Ajoutons que Lucio Battisti t├ótait d├⌐j├ quelques exp├⌐riences progressives sur quelques-uns uns de ces morceaux et cet album est un projet quΓÇÔil souhaitait entreprendre depuis pas mal de temps. ├ëtudions ├ pr├⌐sent de fa├¯on synth├⌐tique les morceauxΓdz “Abracciala Abbracciali Abbracciati” est une belle entr├⌐e tr├Îs instrumentale. LΓÇÔalbum impose vraiment son genre, tranquille avec une voix tr├Îs romantique et pos├⌐e. SΓÇÔencha├«ne “Due Mondi” qui est une d├⌐bandade acoustique et paroli├Îre tr├Îs simple mais jubilatoire! Une belle mont├⌐e en crescendo gr├óce notamment ├ la pr├⌐sence dΓÇÔune voix f├⌐minine. “Anonimo” commence avec un synth├⌐tiseur et une guitare acoustique tr├Îs naturelle. Ce morceau tr├Îs nuanc├⌐ nous emporte ├ bord dΓÇÔun voyage dΓÇÔenviron sept minutes, titre tr├Îs ├⌐vocateur du travail m├⌐lodique de Battisti. Se joint ├ la partie un jeu de basse jouissant, le ton monte et guide dans son ├⌐lan des cuivres qui laissent place ├ “Gli Uomini Celesti” qui va dans la continuit├⌐ du morceau. Lucio Battisti a m├¬me pens├⌐ aux personnes appr├⌐ciant la musique plus douce avec “Gli Uomini Celesti (Ripresa)” et “Due Mondi (Ripresa)” ou il reprend les deux chansons du m├¬me nom tout en leur donnant une autre couleur. La premi├Îre est plus folk avec une voix et une guitare et le second morceau est un piano soliste ou vient sΓÇÔajouter un petit po├Îme. Faisons ├ pr├⌐sent un petit tour dans la campagne italienne printani├Îre avec son coucher de soleil chatoyant. Quoi de plus merveilleux que de sentir un bon vent dΓÇÔair frais sur votre visage apr├Îs une ├⌐coute bien calme ? “Anima Latina” la fait ! La septi├Îme piste de lΓÇÔalbum commence avec un essor acoustique ├⌐clatant, totalement brillant ! Le rythme rapide cesse un peu pour permettre au chanteur de venir placer ses paroles. SΓÇÔensuit une mont├⌐e fulgurante ou les instruments se d├⌐cha├«nent litt├⌐ralement. Une chorale sΓÇÔexpose, cΓÇÔest lΓÇÔextase assur├⌐e ! LΓÇÔalbum vaut le d├⌐tour rien que pour ce morceau dΓÇÔune prouesse et dΓÇÔune intensit├⌐ flamboyante ! Dans le prolongement du projet, ” Il Salame” nous tend une m├⌐lodie beaucoup plus m├⌐lancolique. Ce morceau est plus perturbateur et va ├ lΓÇÔencontre de lΓÇÔatmosph├Îre flegmatique de lΓÇÔalbum mais tout se tasse lorsque la guitare acoustique fait son apparition pour le plus grand bonheur de vos oreilles. On arrive presque au terme de cet album avec “La Nuova America”, sans grande surprise mais ne manquons pas la petite performance m├⌐lodieuse des cuivres. Lucio Battisti connaissait bien King Crimson et nous le prouve avec “Macchina Del Tempo”. Le titre est plus sombre, les synth├⌐s sont plus pr├⌐sents et on a affaire ├ une r├⌐apparition des diff├⌐rents th├Îmes pr├⌐c├⌐dents de fa├¯on condens├⌐. Et enfin, ┬½ Separazione Naturale ┬╗ qui conclut cet album est quant ├ lui peu r├⌐ussi. LΓÇÔ├⌐pilogue nΓÇÔest pas tr├Îs agr├⌐able, absence totale de m├⌐lodie pour cette derni├Îre piste. De simples notes de clavier et quelques dits du chanteur lui suffisent pour ficeler son oeuvre, cΓÇÔest tristeΓdz Anima Latina est donc le septi├Îme album studio de Lucio Battisti. Ayant habitu├⌐ ses fans ├ de la bonne musique teint├⌐e dΓÇÔun charme italien tr├Îs r├⌐v├⌐lateur, il ne pouvait sΓÇÔaventurer dans la cr├⌐ation de cet album sans y avoir r├⌐fl├⌐chi longuement. On revient sans cesse ├ lΓÇÔ├⌐coute de lΓÇÔalbum tellement cette musique est unique en son genre avec ses airs tr├Îs accrocheurs. Il a m├¬me parcouru les ann├⌐es 80 avec une p├⌐riode New Wave malheureusement mal appr├⌐ci├⌐s par nos cousins du sud ! Le mot de la fin? Jetez-vous dessus !
Appréciation: 









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