Led Zeppelin – III
Par Anaon, le 28 octobre 2006 | Style: Hard rock ├⌐clectique - Année de sortie: 1970

Si le groupe chantera plus tard “pas de quartier” (“No Quarter” sur Houses Of The Holy), les festivit├⌐s commence d├Îs le premier morceau de ce troisi├Îme album avec le fameux “Immigrant Song”, aussi court que puissant et qui plonge tout de suite dans ce troisi├Îme opus. Un opus tr├Îs ├⌐clectique o├╣ le groupe semble ne s’imposer aucune limite de style, chose d’ailleurs qu’il a toujours fait semble-t-il m├¬me si c’est beaucoup plus flagrant avec cet album, en effet l’├⌐volution se fait beaucoup plus ressentir et l’on s’├⌐loigne un peu des racines blues dont le premier album s’inspirait. Le groupe m├⌐lange ici toutes ces influences, comme il a commenc├⌐ ├ le faire (Et continuera ├ le faire) avec le deuxi├Îme album. Ainsi “Friends” se veut ├¬tre plus acoustique que le reste, avec ces sonorit├⌐s celtico-arabisantes si ch├Îres ├ Jimmy Page. Le groupe continue de nous faire vibrer avec des titres toujours tr├Îs rock comme “Celebration Day”, voire hard rock avec les puissants “Immigrant Song” et “Out On The Tiles”, et la nostalgie plus douce du magnifique “Tangerine”. Mais il n’est pas question d’oublier ses racines, ainsi, Led Zeppelin nous livre ici l’une de ses plus belles pi├Îces, directement issue du blues ├ savoir “Since I’Ve Been Loving You”, sublim├⌐e par le jeu magique de Jimmy Page et la voix unique de Robert Plant.
Et puis il y a l’influence acoustique, cet aspect qui ne cesse de cro├«tre. Sachant que Led Zeppelin a ├⌐crit cet album ├ la campagne, dans le Pays De Galles, dans une ancienne ferme appel├⌐e Bron-Y-Aur (D’o├╣ le neuvi├Îme titre “Bron-Y-Aur Stomp” justement, parfait exemple de l’ascendant acoustique du groupe), on comprend mieux d’o├╣ proviennent ces titres ├ tendance acoustique, compos├⌐s le soir au coin du feu. Avec “Friends” notamment et puis le g├⌐nial “Gallows Pole” qui augmente progressivement en intensit├⌐ (John Paul Jones se d├⌐voile ├ la mandoline), encore plus m├⌐lodique, le tr├Îs calme “That’s The Way”, reposant, avec ces slides a├⌐riens de Jimmy Page.
Ce troisi├Îme disque du dirigeable sera tr├Îs mal re├¯u par les critiques de l’├⌐poque. Accus├⌐s de pilleurs de la musique blues entre autres, le groupe est loin de faire l’unanimit├⌐. Pourtant, s’il est vrai que certains titres des albums de Led Zeppelin sont parfois emprunt├⌐s ├ des grands standards du blues, il ne faut pas oublier que le groupe r├⌐invente le style ├ sa fa├¯on, de fa├¯on tr├Îs personnelle. Et puis surtout, Led Zeppelin aura le talent de d├⌐velopper un univers compos├⌐ habilement de deux mondes : L’├⌐lectrique et l’acoustique. Les deux cohabitants parfaitement sur ce troisi├Îme album (Et encore davantage sur les suivants) et constituants en quelque sorte la marque de fabrique du groupe. Ainsi, Jimmy Page se r├⌐v├Île une fois de plus brillant aussi bien avec une guitare ├⌐lectrique dans de br├╗lants soli ou de puissants riffs qu’avec une guitare acoustique pour de chaleureuses rythmiques inspir├⌐es. Alors oui, le son vieillit, la production n’est pas des plus travaill├⌐e, mais avec du recul, impossible de nier que cet album est une autre r├⌐ussite du groupe, ├ red├⌐couvrir.
Appréciation: 













Le 5 janvier 2007 à 10:40
Reposant, sublime, un de leurs plus grands disques.
Le 31 juillet 2009 à 17:07
…tout simplement et en pure subjectivit├⌐ mon Led Zeppelin pr├⌐f├⌐r├⌐…