King Crimson – Islands
Par Anaon, le 4 octobre 2006 | Style: Rock progressif Vintage - Année de sortie: 1971

Nouvel album et nouvelle formation pour l’entit├⌐ King Crimson. C’est d├⌐sormais Ian Wallace qui occupe le poste de batteur, celui de chanteur et bassiste (Postes qui ├⌐taient autrefois brillamment occup├⌐s par Greg Lake entre autres), est d├⌐sormais occup├⌐ par un certain Boz, dont le jeu s’am├⌐liora sensiblement gr├óce aux “le├¯ons” de Robert Fripp. Voil├ pour les changements, ├ noter que Peter Sinfield est toujours de la partie pour les textes, et Mel Collins, fid├Île ├ la fl├╗te, saxophones et choeurs.
Voil├ pour ce qui est du line-up, mais qu’en est-il de la musique, apr├Îs un magnifique Lizard? Et bien le style ├⌐volue toujours sensiblement, l’ambiance g├⌐n├⌐rale de l’album se veut sombre, voire carr├⌐ment noire, et parfois m├¬me assez… Indescriptible. L’album ouvre sur un tr├Îs atmosph├⌐rique “Formentera Lady”, 10 minutes plut├┤t planantes qui accueillent m├¬me le chant soprano d’une certaine Paulina Lucas, une premi├Îre (Et pour l’instant une derni├Îre…) chez King Crimson que d’ajouter une voix f├⌐minine, un essai pourtant tr├Îs r├⌐ussi ici.
Moment de bravoure avec l’instrumental “Sailor’s Tale”, qui symbolise bien l’aspect chaotique et sombre de King Crimson, un tr├Îs bon titre qui se termine de fa├¯on d├⌐cha├«n├⌐e. S’en suit un “The Letters” tr├Îs sp├⌐cial, quelque peu difficile ├ dig├⌐rer lors des premi├Îres ├⌐coutes, puis le plus accessible “Ladies Of The Road” dont les couplets rappellent in├⌐vitablement le “Come Together” des Beatles, tout comme les refrains d’ailleurs, un titre plut├┤t pop donc, qui permet de ne pas d├⌐crocher avant la suite. Une suite qui fait encore voyager vers d’autres rivages, notamment avec le sublime “Prelude: Song Of The Gulls”, loin du chaos pr├⌐c├⌐dent, une petite pi├Îce classique magnifiquement interpr├⌐t├⌐e par les musiciens additionnels. L’ambiance de cette pi├Îce est tr├Îs triste et la m├⌐lodie poignante, une parfaite interlude au morceau final, “Islands”, et son introduction intimiste et son long d├⌐veloppement progressif.
Un album tr├Îs triste donc, noire parfois m├¬me, qui marque la fin de la collaboration de Robert Fripp avec Peter Sinfield aux textes (Et la fin de sa collaboration avec tous les musiciens de ce disque aussi d’ailleurs), avec ce disque, c’est un chapitre de l’histoire du Roi Cramoisi qui se termine, et forc├⌐ment, l’ensemble est charg├⌐ de cette tristesse relative aux fins… Il s’agit l├ d’un tr├Îs bel album et l’essentiel reste qu’un nouveau chapitre commence… Un chapitre qui d├⌐buterait par Lark’s Tongues In Aspic…
Appréciation: 













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