King Crimson – Discipline
Par Anaon, le 12 juin 2009 | Style: Rock progressif/Art rock - Année de sortie: 1981
Apr├Îs Red, le chef d’oeuvre en 1974 et un live, USA, sorti en 1975, King Crimson ne donne plus signe de vie pendant plusieurs ann├⌐es. Pendant que d’autres dinosaures du rock progressive terminent la d├⌐cennie de fa├¯on plus ou moins laborieuse, Robert Fripp lui pr├⌐f├Îre aller voir ailleurs, travailler avec d’autres artistes (Brian Eno, David Bowie, Peter Gabriel…) et sortir un album solo, Exposure. Mais en 1981, King Crimson revient sur le devant de la sc├Îne avec une nouvelle formation : Robert Fripp bien s├╗r, l’excellent Tony Levin ├ la basse et au chapman stick, le brillant Bill Bruford ├ la batterie et enfin, Adrian Belew (qui joua notamment avec Frank Zappa) ├ la guitare et au chant. Une premi├Îre donc pour le groupe d’avoir en son sein deux guitaristes. “Elephant Talk” et son introduction de chapman stick ├⌐pileptique donne le ton, Adrian Belew apporte ce grain de folie ├ la discipline sonore toute frippienne, notamment ├ travers ces fameux barrissements d’├⌐l├⌐phant qu’il produisait avec sa guitare. “Frame By Frame” se fait tout aussi impressionnante avec ses descentes rapides ├ la guitare qui contrastent avec le chant et les choeurs m├⌐lodiques et a├⌐riens. S’en suit une tr├Îs belle ballade, “Matte kudesai”, pos├⌐e et toute en d├⌐licatesse, qui apporte un peu d’oxyg├Îne avant de repartir sur un autre titre tr├Îs dense et chaotique, l’excellent “Indiscipline” (sorte de pr├⌐lude ├ ce que le groupe proposera plus tard avec The Power To Believe). “Thela hun ginjeet” met ├ l’honneur le groove de la paire Tony Levin-Bill Bruford, “The sheltering sky” se fait plus atmosph├⌐rique avec ses percussions et les exp├⌐rimentations de Robert Fripp ├ la guitare. “Discipline” conclut l’album avec ses multiples couches de guitares envo├╗tantes. Avec Discipline, on peut clairement parler de renaissance pour ce groupe qui a commenc├⌐ sa carri├Îre en 1969 avec l’album culte que l’on sait. Quelle ├⌐volution depuis!! Globalement, l’ambiance se fait sombre voire inqui├⌐tante sur les parties instrumentales, le chant apportant un peu de lumi├Îre ├ l’ensemble. Les titres sont plus courts dans leurs dur├⌐es mais sonnent encore plus techniques tout en restant, dans l’ensemble, assez accessibles, un v├⌐ritable tour de force donc! Un album majeur dans la discographie du Roi Cramoisi, ambitieux et classe.
Appréciation: 











(3 votes, 9.33 sur 10)
Le 24 juin 2009 à 11:11
C’est marrant, par moment j’ai l’impression d’├⌐couter un album de “The Police” P├⌐riode “Synchronicity”, de plus la voix ressemble ├⌐trangement ├ celle de Sting. Bref suite a cette anecdote qui ne regarde que moi lol, je trouve l’album excelent.