Isis – Panopticon
Par Ugly In The Morning, le 28 novembre 2006 | Style: Postcore - Année de sortie: 2004
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Rep├⌐r├⌐s par Mike Patton et appartenant d├⌐sormais au catalogue du Label Ipecac, les membres d’Isis n’en sont pas ├ leur premier coup d’essai. Apr├Îs plusieurs EP et albums tr├Îs bien accueillis notamment leur pr├⌐c├⌐dent effort “Oceanic”, “Panopticon” leur succ├Îde et propose une th├⌐matique sur le Panoptique ├ savoir un type d’architecture imagin├⌐e par le philosophe J. Bentham et reprise par Michel Foucault (l’objectif de cette structure ├⌐tant de permettre ├ un individu d’observer tous les prisonniers sans que ceux-ci ne puissent savoir s’ils sont observ├⌐s). Appartenant anciennement ├ la sc├Îne hardcore et ├⌐tiquet├⌐ d├⌐sormais Postcore, Isis est le troisi├Îme pilier de cette sc├Îne dont Cult Of Luna et Neurosis sont les deux autres principaux pendants. L’influence de ces trois formations se fera tellement sentir que certains les baptiseront “Cult Of NeurIsis”. Sans se d├⌐marquer compl├Îtement de leur camarades, les californiens d’Isis mettent en avant des compositions plus a├⌐riennes et ├⌐galement plus instrumentales. Mais Isis, c’est avant tout un son massif, un mur de guitares satur├⌐es infranchissable et des m├⌐lodies lancinantes.
Les sept plages composant l’album sont construits selon un sch├⌐ma relativement identique : titres longs aux m├⌐lodies qui s’├⌐tirent du calme vers le d├⌐chirement, une mont├⌐e progressive jusqu’├ l’explosion salvatrice, bienfaisante mais trompeuse ; c’est l’┼ôil du cyclone qui cache la prochaine rafale d├⌐vastatrice. Ici tout est calibr├⌐, quasi-math├⌐matique, la pr├⌐cision d’une m├⌐canique c├⌐leste gr├óce ├ des parties de batterie m├⌐thodiques, des riffs de guitares assur├⌐s ├ quoi se greffe la voix rocailleuse et parfois enrag├⌐e d’Aaron Turner. En ├ peine heure, Isis dispense une d├⌐ferlante de notes et de structures musicales┬ impressionnantes de coh├⌐rence et de profondeur.
A l’├⌐coute de cet album, des sensations diffuses envahissent pourtant le corps et l’esprit. C’est l’impression de se retrouver devant une force sup├⌐rieure, indomptable, comme des ├⌐l├⌐ments en furie que l’on ne peut que subir, un m├⌐lange de fascination et d’impuissance. On est l├ , petit que nous sommes devant un tel monument. Que faire quand les entrailles de la Terre se d├⌐versent en une coul├⌐e br├╗lante et cramoisie, lorsque la mer se d├⌐cha├«ne et que les lames viennent se fracasser sur les r├⌐cifs fa├¯onn├⌐s par tant de violence ? Pas grand chose ├ vrai dire. On peut ├¬tre terrifi├⌐, paralys├⌐, on n’en reste pas moins fascin├⌐ devant une telle puissance sans ├⌐tat d’├óme. C’est faire preuve d’humilit├⌐ face ├ la beaut├⌐ monstrueuse de la nature aust├Îre.
Panopticon fait assur├⌐ment partie des exp├⌐riences ├ vivre. Enivrant jusqu’├ la derni├Îre goutte, cet album est un ├⌐prouvant voyage vers la lumi├Îre.
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Le 5 janvier 2007 à 23:31
Assurement d’accord avec Ugly.
Je leur prefere encore leur dernier Opus”In the Absence of truth” avec l’excellentissime, que dis-je le faranimeux….”Dulcinea”