Angra – Holy Land
Par Melo, le 30 septembre 2006 | Style: Metal symphonique progressif - Année de sortie: 1996

Le Br├⌐sil… Dans le milieu du progressif, les pays phares sont tr├Îs souvent l’Angleterre, les pays nordiques et latins. Les ├ëtats-Unis ne sont pas en reste du c├┤t├⌐ de la sc├Îne m├⌐tal mais Angra repr├⌐sente une autre source de ce genre si vaste. Une source chaude, ├ l’image de la voix de son chanteur, Andr├⌐ Matos, interpr├¬te unique d’Angra.
Et c’est de la d├⌐couverte de ce grand pays dont il est question ici, avec cet “Holy Land” estampill├⌐ m├⌐tal m├⌐lodique, mais qui est finalement bien plus que ├¯a. Un p├⌐chu “Nothing To Say” permet ├ l’album de r├⌐ellement d├⌐marrer, apr├Îs une tr├Îs belle (et br├Îve) introduction. Le rythme est soutenu, la voix de Matos s’accommode parfaitement ├ ce chant d├⌐j├ plus viril, et ├ l’inverse de certains chanteurs de m├⌐tal prog, Matos sait se faire “m├⌐chant” avec justesse quand il le faut, et monter dans les aigus sans jamais casser les oreilles .
“Silence and Distance” est une pi├Îce magnifique, d├⌐butant au piano, accompagn├⌐ par le chant toujours grandiose de Matos, comparable ├ Freddy Mercury dans ses meilleurs moments. Le refrain est bien trouv├⌐, la musique est belle tout en sachant rester simple : point de d├⌐monstrations techniques ├ la Dream Theater, point de surench├Îres aussi grotesques que d├⌐plac├⌐es, ind├⌐niablement on appr├⌐cie .
Le morceau de bravoure de l’album, r├⌐compense ultime est sans contestes “Carolina IV”, pi├Îce inspir├⌐e pour tout: les ch┼ôurs, la composition, le rythme, la voix….quel morceau! Sur des percussions typiquement sud am├⌐ricaines s’ajoutent des ch┼ôurs ├ la Queen, d├⌐marqu├⌐s par la voix cristalline du chanteur. Petit pont classique, et ├⌐pique, th├Îme du capitaine du bateau, et retour aux ch┼ôurs et au bouquet final. Rien ├ redire.
“Holy Land”, la piste dont l’album tire son nom, est aussi lumineuse que son nom et que le pays qu’elle caract├⌐rise, de par ses fl├╗tes subtilement choisie, rappelant un “Sierra Quemada” de Steve Hackett sur Guitar Noir, et mise en relief par la voix toujours ent├¬tante et exceptionnelle de Matos.
“The Shaman” reprend le format de “Nothing to Say” et se veut un peu plus rythm├⌐e et m├⌐tal dans l’id├⌐e. Mais attention, point de riffs lourds et de coups de batterie ├ r├⌐veiller un mort: cela reste dans le ton de l’album: chaud, doux et pittoresque.
“Z.I.T.O”, “Deep Blue” constituent les deux pi├Îces finales, et am├Înent ├ une conclusion reprenant le th├Îme de l’introduction, des ch┼ôurs en plus, ceci permettant de cl├┤turer un album savoureux ├ souhait.
Il est de ces albums qui co├»ncident parfaitement ├ une certain vision de la musique, celle qu’il existe des artistes sinc├Îres proposant un travail s├⌐rieux et original. Il est de ces voix que l’on ne peut oublier, de ces groupes qui marquent un genre, non par leur c├⌐l├⌐brit├⌐ et leur volont├⌐ ├ vouloir ressembler aux canons de ce genre mais par ce qu’ils lui apportent. Angra est d├⌐finitivement de ceux l├ .
Rubrique: #Sélection#, A - Lu 1,605 fois




Le 11 décembre 2007 à 17:27
On m’a parl├⌐ d’Holy Land, fallait que je lise la chronique du coup!
C’est clair qu’il s’agit la d’un des album les plus exotique et novateur qu’on aient peu entendre dans le m├⌐tal. Je pense que c’est un bel exemple mais malheureusement peu suivit de ce que nombres groupes auraient du tenter : int├⌐grer des saveurs et couleur exotique en tout genre dans leur musique. C’est dommage que certains opus suivant reprennent que dans une moindre mesure ce cot├⌐ salsa , car ces titres atypiques sont souvent ceux que je pr├⌐ferent du groupe! Et malgr├⌐ le d├⌐part des 3 cinquiemes de la formation Angra ├ toujours r├⌐ussit ├ relever la barre, et ├ proposer des disques de haut niveau, en gardant l’esprit originel.