Steve Hackett – Genesis Revisited
Par Melo, le 1 octobre 2006 | Style: Rock progressif Vintage - Année de sortie: 1996

Apr├Îs le m├⌐lancolique Guitar Noir, et quelques essais plus ou moins r├⌐ussis au blues, Steve Hackett se laisse prendre au jeu de la nostalgie, et c’est, contre toute attente, alors qu’on le pensait enfin affranchit de son glorieux pass├⌐ avec Genesis, qu’il revisite ce dernier.
Le Line UP est tout bonnement ahurissant: la cr├¬me du genre a ├⌐t├⌐ convi├⌐e. On note ainsi la pr├⌐sence entre autres de Chester Thompson (Weather Repport, Zappa et Genesis), Bill Bruford, John Wetton, Tony Levin, Ian Mc Donald (King Crimson, Uk, Asia et d’autres…). La musique ├⌐tant une histoire de famille chez les Hackett, John, fl├╗tiste prodigue s’occupe donc d’assurer les passages de Peter Gabriel ├ cet instrument.
Hackett se paye m├¬me le luxe de convier le Royal Philharmonic Orchestra. Pass├⌐ ces petits d├⌐tails fort r├⌐jouissant, il convient peut-├¬tre de juger de la saveur de cette “revue”, d├⌐j├ par sa Track List. Ainsi r├⌐pondent ├ l’appel les grands classiques de Genesis: “Watcher Of The Skies”, “Dance on a Volcano”, “Firth of Fifth”, “Fountain of Salmacis”, “Los Endos”, “I Know what I Like”… bref du bon. Mais aussi du moins bon : le tr├Îs dispensable “Your Own Special Way” (que l’on aurait bien vu remplac├⌐ par “One For The Vine” par exemple).
Au niveau de l’interpr├⌐tation ce sont John Wetton et Hackett qui se collent au chant. Leurs voix n’├⌐galent pas Gabriel sur son terrain ce qui constitue peut-├¬tre un d├⌐faut.
Mais on peut aisemment s’en affranchir: le d├⌐paysement est assez surprenant mais assez savoureux pour ├¬tre soulign├⌐. “Firth of Fifth” n’a jamais ├⌐t├⌐ aussi belle, reprise par le Royal Philharmonic Orchestra sur fond d’orgue et un Wetton dans sa plus grand forme. Le c├⌐l├Îbre solo de guitare ne fait pas d├⌐faut et est ├ couper le souffle. Sans doute la plus belle r├⌐ussite de l’album.
Cependant il ne faudrait pas faire l’impasse sur “Foutain of Salmacis” qui fera cri├⌐er au sacril├Îge les plus r├⌐fractaires, ou au g├⌐nie les autres. Le plus ind├⌐niable, c’est que l’album, certes revisit├⌐ parfois de fa├¯on spectaculaire (“I Know what I Like”) a le m├⌐rite de r├⌐├⌐lement apporter un plus au niveau de la production ├ ces morceaux. Ainsi, si les sons des vynils ou m├¬me des Cd des anciens albums collaient des boutons ├ certains, ce ne sera plus le cas ici, ├⌐tant donn├⌐ la qualit├⌐ de l’enregistrement.
Au final, l’exercice appara├«t r├⌐ussi. L’entreprise est sympatique, et la r├⌐union de tant de talents ayant fait r├¬ver tellement de progueux ces derni├Îres ann├⌐es est assez exeptionnelle pour ne pas ├¬tre manqu├⌐e. Peut-├¬tre pas le premier disque ├ se procurer pour d├⌐couvrir Hackett, ou m├¬me Genesis, mais un disque de r├⌐f├⌐rence pour les endurcis des deux camps.
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