Chris Squire – Fish Out Of Water
Par Anaon, le 28 septembre 2006 | Style: Rock progressif Vintage - Année de sortie: 1975

Qui aurait cru que lorsque les membres de Yes d├⌐cid├Îrent de sortir chacun de leurs c├┤t├⌐s un album solo, Chris Squire nous d├⌐liverait une telle perle. Certes son importance est ind├⌐niable, ├⌐vidente, au sein de Yes, membre fondateur et presque ├⌐ternel pourrait-on dire mais les regards ├⌐taient peut-├¬tre davantage tourn├⌐s vers Steve Howe, Rick Wakeman ou Jon Anderson.
Mais le Fish (Chris Squire se faisait appelé le poisson bien avant le Fish de Marillion
) a plus d’un tour dans son sac et a su parfaitement s’entourer. Notons notamment la pr├⌐sence toujours bienvenue de Bill Bruford ├ la batterie, Patrick Moraz, ami de Squire qui jouait sur Relayer de Yes, aux claviers, Mel Collins (King Crimson) au saxophone ou encore Jimmy Hastings (Caravan) ├ la fl├╗te… Du beau monde, sans parler de l’orchestre qui apporte beaucoup ├ l’album.
Un album qui commence doucement avec “Hold Out Your Hand” et “You By My Side”, chanson d’amour un peu na├»ve mais ├┤ combien subtile et a├⌐rienne, tr├Îs d├⌐paysante. La voix de Chris Squire que le conna├«t dans Yes se fait elle aussi au perch├⌐e et touchante. C’est sur ne douce m├⌐lodie de fl├╗te qu’encha├«ne “Silently Falling”, un des titres le plus progressif de l’album, un d├⌐but subtile et planant et c’est l’envol├⌐, rythme alembiqu├⌐e, basse au son typique “made in Squire”, nappe de voix, c’est magnifiquement interpr├⌐t├⌐e et l’ensemble ne nous rappelle rien de connu, m├¬me pas vraiment Yes. Autre chose importante, nous n’avons pas ├ faire ├ un album dit “de bassiste” ici, comme ├¯a aurait pu ├¬tre le cas, point de d├⌐monstration inutile, la basse est en avant comme elle se doit dans la musique progressive mais elle sert clairement chacun des morceaux et non pas l’inverse. Petite pause avec “Lucky Seven” et son groove ├⌐norme et retour sur un titre ├⌐pique de pr├Îs de 15 minutes avec “Safe (Canon Song)” o├╣ l’orchestre se veut encore plus pr├⌐sent. Un peu r├⌐p├⌐titive sur la fin, le titre reste un morceau de bravoure avec encore une fois un Chris Squire magistral.
Seul album vraiment solo pour Chris Squire encore ├ l’heure actuelle, un album donc, un chef d’oeuvre, une vraie r├⌐ussite! Qu’il n’h├⌐site surtout pas ├ tenter un nouvel essai aujourd’hui, ├¯a pourrait ├¬tre tr├Îs tr├Îs int├⌐ressant.
Appréciation: 











(1 votes, 9.00 sur 10)
Le 25 mars 2008 à 2:49
J’ai d├⌐couvert cet album il y a peu. Il est excellent dans son ensemble.
Je dois avouer que “Cannon Song” risque de devenir un de mes hymnes, c’est hypnotique, grandiose et beau. Et d├⌐finitivement diff├Îrent de l’oeuvre de Yes.
Chris Squire pourquoi n’avoir fait qu’un album ?
Le 6 septembre 2009 à 1:26
Oui, c’est vrai, quel album que ce disque solo de Chris Squire. Que du bon et du chaud ├ se mettre sous la dent, un album typique de Chris, avec une basse Rickenbaker omnipr├⌐sente tout en restant ├ sa place , c’est-├ -dire comme base rythmique des chansons de l’album. Et quel choix pour les musiciens qui accompagnent Squire, on pense ├ Patrick Moraz, Bill Bruford, Mel Collins ou Jimmy Hastings, quel choix judicieux, une tr├Îs belle brochette pour un album g├⌐nial, un des trois que j’appr├⌐cie parmi les albums solos de Yes. Les deux autres ├⌐tants le Beginnings de Steve Howe et, ├┤ merveille d’entre toutes, le Olias of Sunhillow de Jon Anderson. Ah oui, au fait, ├ quand un retour de Jon au sein de Yes, Benoit David est bien, mais on pr├⌐f├Îre notre bon vieux Jon.