Dream Theater – Awake
Par Anaon, le 2 octobre 2006 | Style: Metal progressif culte - Année de sortie: 1994

Apr├Îs le chef d’oeuvre Images And Words, Dream Theater revient plus d├⌐termin├⌐ que jamais et semble ne pas vouloir se reposer sur ses lauriers comme le prouve le premier titre “6:00″, introduit par une descente de tom magistrale de Mike Portnoy. La musique se veut plus sombre, relativement plus agressive, plus efficace mais pourtant toujours aussi complexe. Ce constat issu du premier titre peut s’appliquer sur l’ensemble de l’album. Le son est ├⌐norme, peut-├¬tre m├¬me plus apte ├ traverser l’├⌐preuve du temps que Images And Words, chaque instrument est bien ├ sa place, les claviers de Kevin Moore abordent de nouvelles sonorit├⌐s, la batterie de Mike Portnoy est un v├⌐ritable bonheur ├ ├⌐couter, notamment son jeu au charley. D’un point de vue composition, le niveau est toujours tr├Îs tr├Îs bon, les titres m├⌐langent couplets puissants avec des refrains plus accessibles (“Caught In A Web”, “Innocence Faded”, “Lifting Shadows Off A Dream”) et des parties instrumentales plus techniques comme seul Dream Theater sait les faire.
Mais le v├⌐ritable int├⌐r├¬t de cet album r├⌐side certainement dans la trilogie “A Mind Beside Itself” compos├⌐ de “Erotomania”, “Voices” et “The Silent Man” o├╣ le groupe nous offre une suite de grande classe entre haute voltige technique (“Erotomania” absolument superbe du d├⌐but ├ la fin), passages atmosph├⌐riques a├⌐riens et envol├⌐es lyriques avec “Voices” o├╣ James Labrie brille litt├⌐ralement, passant avec talent de m├⌐lodies intimistes et envol├⌐es lointaines dans les aigus, tr├Îs bon titre que ce “Voices”, aux multiples ambiances. Enfin, la trilogie se termine par le tr├Îs acoustique “The Silent Man”, nouveaut├⌐ pour le groupe qui s’offre ici une petite interlude l├⌐g├Îre, sorte d’oasis qui permet de se reposer et d’oublier un peu l’aspect technique de la musique du groupe.
Puis les choses repartent de plus belles avec les puissants “The Mirror”, un des titres les plus metal du groupe jusqu’├ pr├⌐sent o├╣ les claviers de Kevin Moore se font tr├Îs symphoniques et majestueux et “Lie”, sans compromis. Suit le plus accessible “Lifting Shadows Off A Dream” et les 11 minutes de “Scarred”, absolument g├⌐nial, un des titres le plus progressif de l’album avec une bien jolie mont├⌐e en puissance. Enfin, c’est un titre ├⌐crit et compos├⌐ par Kevin Moore qui cl├┤t l’album, le magnifique “Space Dye-Vest”. Un titre particulier donc et qui reste parmi les titres de Dream Theater avec Kevin Moore puisque le style musical est quelque peu diff├⌐rent. Beaucoup plus atmosph├⌐rique, moins technique, parsem├⌐ d’├⌐l├⌐ments ├⌐lectroniques qui conf├Îrent ├ ce titre une ambiance si particuli├Îre, la mont├⌐e progressive est de toute beaut├⌐, magistrale, et ce titre est malheureusement un indice concernant les envies futures de Kevin Moore puisqu’il quittera le groupe pour explorer de nouveaux styles musicaux dans son groupe Chroma Key.
Et c’est bien l├ le seul point n├⌐gatif de cet album, il marque le d├⌐part de Kevin Moore. ├ëvidemment, on peut ├⌐mettre des r├⌐serves sur la qualit├⌐ de certains de ses sons de claviers, peut-├¬tre pas aussi pouss├⌐s que ceux de Derek Sherinian ou Jordan Rudess qui lui succ├⌐deront, pour autant, et c’est un avis tr├Îs personnel, Kevin Moore apportait quelque chose de v├⌐ritablement particulier au groupe difficilement explicable, son toucher bien s├╗r, les ambiances qu’il pouvait apporter, sa capacit├⌐ ├ savoir se faire discret, parfois, bref, une coh├⌐sion certaine qui manquera par moments au groupe par la suite.
Cela ├⌐tant dit, Awake est un monument, ├ ne pas mettre dans l’ombre d’un Images And Words ou d’un Scenes From A Memory, puisqu’au contraire, il s’ajoute ├ ces deux albums pour constituer le triptyque des chefs d’oeuvre de Dream Theater.
Appréciation: 













Le 12 février 2008 à 12:24
quel album ! Et dire que je suis pass├⌐ ├ c├┤t├⌐ de ce chef d’oeuvre pendant des ann├⌐es… Il faut dire que le c├┤t├⌐ tr├Îs agressif, m├⌐tallique et complexe, peut franchement rebuter apr├Îs le tr├Îs m├⌐lodique Images & Words. Et ├¯a a ├⌐t├⌐ le cas pour moi. J’ai donc d├⌐couvert – disons le clairement – Awake il y a quelques semaines, lorsque un pote ├ qui je l’avais pr├¬t├⌐, m’a dit qu’il ├⌐tait g├⌐nial. Et en effet, il l’est. Quelle prouesse technique, quelle richesse, qu’il faut aller chercher bien au del├ du c├┤t├⌐ froid et difficile de l’album. Il faut s’accrocher, mais cela vaut vraiment le coup. Un album de trs├Î haute vol├⌐e.