Anglagard – Hybris
Par Anaon, le 15 novembre 2007 | Style: Rock progressif scandinave - Année de sortie: 1992
Anglagard fait partie des fleurons du courant progressif scandinave et ce premier album Hybris, sorti en 1992, repr├⌐sente sans aucun doute l’un, si ce n’est le chef d’oeuvre du genre. Ce premier effort n’est constitu├⌐ que de quatre titres, mais quels titres! L’introduction au piano de “Jordr├╢k” est de toute beaut├⌐ et plonge l’auditeur tr├Îs rapidement dans le vif du sujet, avant que la d├⌐ferlante instrumentale n’arrive, et l’explosion est jubilatoire! La musique d’Anglagard est particuli├Îrement technique, chaque instrument se fait virtuose, sans sacrifier une seconde le sens de la m├⌐lodie des su├⌐dois. Anglagard mixe subtilement les ambiances, et joue avec les nuances de mani├Îre vraiment brillante et ├⌐voque en ce sens les meilleurs morceaux de Genesis. La fl├╗te traversi├Îre n’y est pas innocente non plus. L’ensemble est tr├Îs ancr├⌐ dans les ann├⌐es 70, c’est ├⌐vident, il y a ├⌐galement fort ├ parier que les musiciens du groupe ont d├╗ ├⌐couter en boucle le Stained Glass Stories de Cathedral en surpassant m├¬me ce dernier! Mais nous sommes bien loin du revival vintage fa├¯on The Flower Kings, non! Anglagard livre ici une v├⌐ritable orgie progressive “roots” ├ la King Crimson, et la production beaucoup plus sobre, plus “authentique”, sublime l’aspect tr├Îs grave de leur musique. Car l’ambiance est ici tr├Îs loin d’├¬tre festive et c’est un autre grand point fort du disque, l’atmosph├Îre y est pesante, lourde, inqui├⌐tante et parfois m├¬me lugubre. Le mellotron, tant ├ la mode de nos jours, est ici utilis├⌐ avec une grande intelligence, de mani├Îre sublime, les choeurs accentuant la gravit├⌐ de certaines ambiances ou les nappes sublimant les accalmies d’une beaut├⌐ enivrante. Peu de chant sur ce disque (en su├⌐dois lorsqu’il y en a) mais la musique se suffit ├ elle m├¬me, au-del├ de la virtuosit├⌐ jaillit de nulle part l’harmonie, de m├⌐lodieuses et enchanteresses envol├⌐es. Aussi complexe que po├⌐tique, aussi lugubre que lumineux, cet album est un pur chef d’oeuvre, tout simplement. Moins accessible que Wobbler, Landberk ou White Willow (pour rester dans la sc├Îne su├⌐doise), Anglagard reste une formation incontournable du rock progressif venu du nord. Chaque seconde est un d├⌐lice dont on ne se lasse pas. Hybris, ou quand l’ambition et la complexit├⌐ sont synonymes de gr├óce.
Appréciation: 












Le 6 février 2008 à 11:47
Tout ├ fait de l’avis de la chronique progtheater. La sc├Îne nordique est vraiment interessante et novatrice. Anglagard a le m├⌐rite de prendre des risques, d’innover tout en s’inspirant des 70′. Un groupe tr├Îs honn├¬te dans sa d├⌐marche artistique qui ne tombe pas dans la d├⌐monstration technique et qui privil├⌐gie les compositions. Tout le contraire de “Spock’s Beard” ou “The flower kings” qui jouent un rock progressif “autosatisfait” et trop souvent r├⌐p├⌐titif et aseptis├⌐ (├ mon go├╗t).
A conseiller aussi “Anekdoten” dans le m├¬me esprit, vraiment bien.
Le 6 février 2008 à 20:51
Par contre, je n’irai pas dire qu’ils innovent au contraire m├¬me, leur musique n’a au fond rien de progressif puisqu’elle stagne 30 ans en arri├Îre mais c’est tellement bon!! Et je leur trouve une technique ├⌐norme ├⌐galement, pas dans la d├⌐monstration c’est vrai mais c’est une musique, si elle est tr├Îs m├⌐lodique, qui reste n├⌐anmoins hyper technique.
Wobbler et Landberk aussi ├ citer pour la sc├Îne nordique ou encore White Willow…