Mike Oldfield – Amarok
Par Melo, le 29 septembre 2006 | Style: Rock Progressif Moderne - Année de sortie: 1990

CΓÇÔest en 1990 que para├«t un album improbable. Richard Branson a exploit├⌐ sa ┬½ poule aux ┼ôufs dΓÇÔor ┬╗, Mike Oldfield en imposant ├ lΓÇÔartiste des albums insipides et ultra-commerciaux ,ayant transform├⌐ progressivement le g├⌐nie initial en interpr├Îte de chansons faciles sans autres int├⌐r├¬ts que celui de figurer dans les hits-parades. Celui-ci ne supporte absolument plus sa maison de disque, Virgin, et d├⌐cide de renouer avec SA vision de la musique, en proposant un “Ommadawn 2″ baptis├⌐ sous le doux nom dΓÇÔ”Amarok”.
Et cΓÇÔest un v├⌐ritable pied de nez que fait lΓÇÔartiste : “Amarok” est lΓÇÔalbum le plus absolument anti-commercial de lΓÇÔhistoire du Rock progressif. A tel point que Virgin renoncera compl├Îtement ├ essayer dΓÇÔen tirer un single, et ira m├¬me jusquΓÇÔ├ n├⌐gliger volontairement la promo afin de “sanctionner” Mike. Mais peut-├¬tre est il temps d’expliciter certains points, afin de mesurer lΓÇÔattitude de Virgin. “Amarok” cΓÇÔest ├ la fois un morceau et un album. Pas un morceau en plusieurs parties ├ la mani├Îre dΓÇÔun Tubullar Bells mais un et un seul morceau dΓÇÔune heure! Du jamais vu. Il fallait oser, et il lΓÇÔa fait sans trop se g├¬ner, avec un plaisir tr├Îs palpable dΓÇÔailleurs. En bref, pour ├⌐couter une partie ├ la fin du morceau, obligation dΓÇÔ├⌐couter ce quΓÇÔil y a avant. Ce qui en soi est (tr├Îs) loin dΓÇÔ├¬tre handicapant : ce morceau/album est une succession h├⌐t├⌐roclite de th├Îmes en formant un unique absolument bouleversant. Plus de 50 instruments y passent de la brosse ├ dent (sisi) aux tam tams africains. Tout commence sur ce qui semble ├¬tre de la guitare s├Îche. Des bruitages divers se superpose puis le th├Îme appara├«t. Celui-ci sera repris maintes et maintes fois, transcend├⌐ et magnifi├⌐ ├ chaque fois, perdu dans des sous-th├Îmes allant du classique au rock en passant par les folklores hispaniques et africains. Plusieurs parties se dessinent : les 30 premi├Îres minutes , d├⌐clinaison dΓÇÔun th├Îme sublime sous plusieurs instruments , avec une lente progression amenant ├ un premier final ahurissant vers la 43├Îme minute. Puis la deuxi├Îme partie de lΓÇÔalbum pointe le bout de son nez : celle-ci rappelle fortement “Ommadawn”, et est construite sur une mont├⌐e en puissance de ch┼ôurs africains, pour LE final (cette fois le vrai) de lΓÇÔalbum, sans doute lΓÇÔun des plus intenses de toute lΓÇÔhistoire du Rock .
“Amarok” est trompeur et se pla├«t ├ brouiller les pistes dans une construction gigantesque, bas├⌐e sur des emm├¬lements de th├Îmes tous plus pittoresques les uns que les autres. “Amarok” se savoure par ailleurs avec une installation de qualit├⌐ : rares sont les albums dΓÇÔune telle richesse, en terme de petites subtilit├⌐s originales (ou compl├Îtement tar├⌐es dΓÇÔailleurs) de lΓÇÔauteur. Ainsi un message en morse, “Fuck Off Richard Branson” (le patron de Virgin ) est carr├⌐ment pr├⌐sent dans lΓÇÔalbum et est assez explicite sur les pens├⌐es de Mike Oldfield.
Sur la pochette de lΓÇÔalbum figure un avertissement : celui de plonger dans un univers improbable et de perdre la raison ├ lΓÇÔ├⌐coute de cet “Amarok”. Ne doutez point de la sinc├⌐rit├⌐ de la chose, et surtout foncez, car ce nΓÇÔest ni plus ni moins que le chef dΓÇÔ┼ôuvre de Mike Oldfield. Unique, majeur et indispensable.
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Le 9 septembre 2007 à 1:54
Hydrochloride tramadol….
Tramadol hydrochloride….
Le 12 septembre 2007 à 0:40
album superbe, le meilleur de Mike Oldfield sans aucune h├⌐sitation. Fallait oser, il l’a fait, un morceau d’une heure. Puis le son est toujours impec, comme dans tous les albums de Mike Oldfield. Un r├⌐gal.
Le 10 janvier 2008 à 20:27
Quel voyage !
Le dernier quart d’heure est magnifique.
Le 10 janvier 2008 à 21:11
0,99 Γé¼ sur fnacmusic
Comment faire c**** virgin jusqu’au bout !
Le 4 mars 2008 à 23:47
Purement G├⌐nial ! en effet le meilleur album de Mike Oldfield ! Hors du temps et des modes, in├⌐puisable, une vraie mine d’or !!